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Mère QABEL et sa Spiritualité de l'Accueil

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Cette rubrique sera donc fermée et ses articles transférés sur le site indiqué, peu à peu.

C'est Jésus qui appelle, c'est l'Esprit Saint qui convertit et c'est vers le Père que nous allons. (charte "Naître d'eau et d'Esprit"): PRIÈRE DU DIMANCHE

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vendredi 3 décembre 2010
Compte rendu du pèlerinage à Pavie/Milan du 26 au 30/08/10
By Cath-ou-Pierre @ 04:52 :: 14280 Views :: 0 Comments :: Article Rating :: Mère Qabel (spiritualité)
 

LE GRAND JOUR :

SAMEDI 28 AOUT, FETE DE SAINT AUGUSTIN

Puisque nous séjournons dans le bourg qui lui doit son nom, nous ne pouvons faire moins que de visiter ce matin la Certosa di Pavia ou Chartreuse de Pavie puisque, paraît-il, sa façade est la plus remarquable création de la Renaissance en Italie du Nord. Et bien sûr, elle nous intéresse en tant que Français, car c’est de cette Chartreuse que François 1er, captif, écrivit à sa mère, le soir de la défaite de Pavie, cette simple phrase : « Tout est perdu, fors l’honneur ».

 

Pour s’y rendre, une promenade le long des rizières.

Les moines qui occupent actuellement la chartreuse sont des Cisterciens.

L’un d’eux nous sert de guide en italien. Son élocution lente et bien articulée nous permet de comprendre l’essentiel de ses explications sur ce vaste ensemble typique de l’architecture lombarde, dont le style évolue du gothique tardif à la décoration baroque. L’immense église, construite pour abriter les sépultures des ducs de Milan, est riche d’une profusion d’œuvres d’art du 15ème au 18ème siècle : marbres polychromes, fresques, bas-reliefs, ouvrages de marqueterie, gisants, polyptique en ivoire de 66 scènes bibliques…

Notre propos n’est pas de décrire tous ces trésors : il y faudrait tout un livre. D’ailleurs, ce livre existe dans la boutique du monastère.

Frappant est le contraste avec le dépouillement des bâtiments conventuels qui servaient aux moines chartreux : vingt-quatre « ermitages » disposés sur trois faces d’un grand cloître carré, dont le seul ornement consiste en des médaillons de terre cuite (fort beaux).

Passage inévitable à la boutique susnommée où le visiteur peut faire le plein d’infusions, de potions et autres pommades naturelles aux vertus éprouvées, à moins qu’il ne préfère quelque objet de piété ou, bien sûr, un livre de présentation. Les photos sont belles, le choix est laborieux. « Presto, presto ! » : la vie monastique doit reprendre son rythme.

 

D’ailleurs, c’est l’heure du repas. Par le chemin des rizières, nous regagnons l’hôtel.

C’est là que notre tablée alignée entonnera pour les vingt-cinq ans de Paul-Chérif un sonore « Happy birthday to you ! », aussitôt étonnée d’avoir eu le réflexe américain. On recommence donc en français. Puis les berbérophones enchaînent, et les arabophones ne veulent pas être en reste. Ca y est ? Pas tout à fait : d’une table voisine s’élève un sympathique « Buon compleanno ! », toujours sur le même air.

L’anniversaire de Paul-Chérif, c’est bien, mais la fête de Saint Augustin, c’est encore mieux ; nous voilà donc repartis pour « notre basilique ».

Après avoir été à l’honneur, voilà Paul-Chérif à la peine : c’est à lui qu’incombe la présentation de la vie de Saint Augustin. L’approche se fera à partir des six tableaux de Van Loo (exposés à ND des Victoires) dont il nous distribue des reproductions.

Le baptême de Saint Augustin

Augustin se convertit au christianisme à la fin d’un long et difficile parcours intérieur. « Je vous ai aimée tard, beauté si ancienne, beauté si nouvelle, je vous ai aimée tard. Mais quoi! vous étiez au dedans, moi au dehors de moi-même; et c’est au dehors que je vous cherchais… Vous m’appelez, et voilà que votre cri force la surdité de mon oreille ; votre splendeur rayonne, elle chasse mon aveuglement »

Il reçut le baptême le 24 avril 387. Certes, le baptistère, au 4ème siècle, ne ressemblait guère à celui qui est représenté, puisque c’était un bassin octogonal dans lequel le néophyte se plongeait tout entier. Mais le peintre a su évoquer l’attitude d’humilité et d’abandon d’Augustin, l’attitude paternelle de l’évêque Ambroise, l’émotion de sa Mère, Monique. Deux autres catéchumènes ont revêtu la robe blanche : son fils, Adéodat, et son ami Alype. Tous ces détails correspondent à ce qu’en dit Augustin lui-même dans ses « Confessions ».

Saint Augustin prêche devant Valère

Retourné en Afrique, Augustin mène une vie de communauté (ébauche de la vie monastique) avec quelques amis. Mais l’évêque de la région, Valère, l’appelle au sacerdoce, et, quatre ans après son baptême, presque malgré lui, Augustin est prêtre. Valère le charge de la prédication. Saint Augustin prononce son premier discours religieux le jour de Pâques 391. Puis il prêche quotidiennement (ses sermons divers sont pris à la dictée par divers secrétaires (comme celui représenté au premier plan) ; il revoit et complète souvent ces notes avant publication.

Le sacre de Saint Augustin

Augustin succèdera à Valère peu après et il consacrera sa vie à son diocèse d’Hippone. Durant 35 ans, il sera un pasteur infatigable. « Pour vous je suis évêque, avec vous je suis chrétien ». Il a le souci des pauvres, arbitre les conflits entre chrétiens, intercède auprès des autorités civiles…

Saint Augustin confond les évêques donatistes* à Carthage

.

Augustin est très préoccupé de l’unité d’une Église déchirée par de nombreux schismes. Il défend la foi catholique face à de nombreuses hérésies, et annonce partout et toujours, les fondements de la foi, nourrie par la lecture constante de la Bible, la méditation et la rencontre de Dieu dans la prière. Il multiplie rencontres personnelles, conciles, lettres pour convaincre ses adversaires et guider l’Église dans le chemin d’une vraie fidélité au Christ.

*Le principal point d’achoppement des donatistes avec l’Église officielle concernait le refus de validité des sacrements délivrés par les évêques qui avaient failli lors des persécutions. Augustin d’Hippone mena campagne contre cette hétérodoxie durant tout son épiscopat et, grâce à lui, le donatisme fut vaincu. Néanmoins, il ne disparut pas : l’invasion des Vandales leur permit de survivre jusqu’à la conquête musulmane. On ignore s’ils ont alors perduré mais de nombreux historiens estiment que le schisme facilita la prise de contrôle de la région par l’Islam.

Saint Augustin à l’agonie

C’est le 28 août 430, alors que les Vandales assiégeaient Hippone. On aperçoit des inscriptions sur les murs : en effet, Augustin y a fait inscrire les versets des psaumes pour dire l’office, car il ne peut plus tenir un livre. Le malade que l’on aperçoit près de lui évoque son dernier miracle, sur son lit de mort.

Translation des reliques de Saint Augustin.

Elles avaient été transportées au 5ème siècle, en Sardaigne par plusieurs évêques de Normandie exilés ; elles furent rachetées vers 722 aux Sarrasins, alors maîtres de l’île, par le riche roi des Lombards, Luitprand. Tête découverte et pieds nus, le roi accompagne pieusement la châsse sacrée que portent des évêques. Elle sera déposée à Pavie.

Et c’est ainsi qu’aujourd’hui, 28 août, Pavie est en fête !

Des questions sont posées sur l’ordre des Augustiniens sur le schisme donatiste, sur la conversion d’Augustin, son cheminement : comment St Ambroise lui a appris à lire la Bible, et en particulier Saint Paul, sa « résistance », puis son abandon à la grâce.

Débat sur les théologies comparées de St Augustin et de St Thomas.

 

Le Père Alexis va bénir les quelques objets achetés et surtout les médailles qui nous rappelleront notre démarche et notre appartenance à une grande fraternité. Elles représentent la croix emblème de Mère Qabel, reproduction d’un dessin trouvé dans les vestiges de la cathédrale d’Hippone. Au verso, les dates du pèlerinage. Chacun à son tour vient recevoir la sienne.

 

Tout cela se passe dans la sacristie où règne déjà une certaine effervescence à l’approche de la célébration de la fête : on voit préparer les ornements des grands jours.

Nos Berbères, eux aussi, vont se préparer pour faire honneur au grand saint : par- dessus leurs vêtements, ces dames passent les robes kabyles, ces messieurs le burnous du pays.

 

Ainsi parés, nous n’avons que le temps de prendre une photo générale devant la châsse.

Notre journaliste, ravi, profite de l’occasion. Mais les bancs de l’église se remplissent de plus en plus ; il faut aller prendre place.

 

Une nombreuse assistance participe aux Vêpres de Saint Augustin. Le supérieur des Augustiniens lui présente ces compatriotes de Saint Augustin qui, convertis comme lui, ont tenu à venir l’honorer.

Vague d’applaudissements. On leur demande de se présenter devant cette assemblée, puis ils regagnent leurs places.

Trois d’entre eux seront porteurs des offrandes à la Messe solennelle qui suit immédiatement.

Elle est présidée par le cardinal Hummes, préfet de la Congrégation pour le Clergé, et concélébrée par de très nombreux prêtres.

Enfin, c’est la procession pour la vénération des reliques, à laquelle se joignent tous les fidèles.

La soirée est largement avancée. Pendant que la foule s’écoule, nous obtenons la permission de prendre quelques photos supplémentaires du groupe. C’est à qui se servira de son appareil : il est bien difficile de la sorte d’avoir le groupe au complet. On place, on centre, on s’organise, on sourit…

A la fin de cette journée de fête, le moine portier aimerait bien fermer : il faut encore quitter les tenues « exotiques » et vérifier en hâte qu’on n’a rien oublié (illusoire). Enfin, nous quittons la basilique. Pour nous excuser, Simone ose l’italien : « Questo giorno e un gran giorno. » - « Si, ma un giorno finito »2 répond le moine.

Sur le parvis, il fait nuit. Deux personnes s’approchent de nous : une ravissante vieille dame accompagnée, apprenons-nous, de

sa fille. La dame vient droit à Catherine-Zakia, qu’elle a reconnue, et lui prend la main. Elle dit, en italien, son émotion et sa joie. Elle s’appelle Augusta. Née à Pavie, elle n’a jamais manqué une fête de la Saint-Augustin : elle a quatre-vingt-dix ans ! – « Ma quanto sei bella ! » nous exclamons-nous. – « Grazie ! ». Il se fait tard. Il faut rentrer. « Arrivederci, all’anno prossimo» lance-t-elle, alors que sa fille l’entraîne.

 

Le retour, pour nous, sera échelonné : quelques-uns dînent en ville, les autres s’en passent pour ne pas se coucher trop tard. Il faudra se lever demain !

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2 – « Ce jour est un grand jour ! » - « Oui, mais un jour terminé »

3 – « Au revoir, à l’année prochaine » 15

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