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Nouveau message 20/10/2009 23:19
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explication/islam 

Salut   AZOUL fellawen
Mon frère,    vous avez  touchez à  plusieurs points, j’essayerai de vous répondre  point  par point, étape par étape :
1-Vous savez pertinemment mon frère, que  les deux sources de l’islam sont: Le Saint Coran, qui est la Parole de Dieu et qui constitue sa source primaire, et la Sunnah (les A hadith, et les paroles du Saint Prophète Muhammad (p.s.s.l.) qui sont les compléments du premier,
concernant  la seconde source de l’islam   qui est la sunna les érudits musulmans se sont mis  d’accord que les hadith  rapportés  ne sont pas tous justes ,les hadith sont soumis aux règles rigoureuses avant de les considérer comme authentiques, c’est pareil pour  les interprétation du sain coran

Les points importants que j’aimerai bien aborder sont :
  1-parlons sur l’abrogation : mon frère il faut savoir que cette loi n’existe pas  dans le l’islam, qu’il se trouve des  musulmans qui croient à cette loi c’est leur affaire, l’essentiel est qu’il y a des  savants qui ont suffisamment  expliqué que le coran ne contient  pas cette fameuse loi  inventée par certains savants :
            Nous lisons dans le coran : Al bakarah 107
«  Tout verset que Nous abrogeons ou que Nous faisons oublier aux gens, Nous le remplaçons aussitôt par un autre verset meilleur ou équivalent. Ne sais-tu pas que Dieu a pouvoir sur toute chose? »
Il y a de musulmans qui disent qu’il ya des versets  abrogés dans le coran c’est à dire que Allah a changé ses paroles contre d’autres et cela est une grave erreur.
Les savants qui ont inventé ça ont soit disons trouvé des contradictions dans le coran et comme le coran ne peut pas et ne doit pas contenir cela, alors ces savants ont opté pour cette solution
Celle de l’abrogation des versets, jusqu’à aujourd’hui ils enseignent cela aux musulmans, mais ils ne veulent pas savoir combien de mal et de malheur ont fait aux paroles de dieu   Allah ne peut pas remplacer ses paroles car il est dieu qui ne se trompe jamais et ne contredit jamais ses paroles
                                  لن تجد لسنة الله تبديلا و لن تجد لسنة الله تحويلا
« Car la loi de Dieu est immuable, et nul ne saurait en dévier le cours. »
Pour revenir au verset 2. 107 dont beaucoup disent que c’est la preuve de l’abrogation dans le coran, ce verset  ne parle pas du coran mais plutôt des livres révélés avant le coran, nous lisons
مَّا يَوَدُّ الَّذِينَ كَفَرُواْ مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ وَلاَ الْمُشْرِكِينَ أَن يُنَزَّلَ عَلَيْكُم مِّنْ خَيْرٍ مِّن رَّبِّكُمْ وَاللّهُ يَخْتَصُّ بِرَحْمَتِهِ مَن يَشَاءُ وَاللّهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِيمِ
2.105. «  Ni les négateurs parmi les gens du Livre ni les idolâtres ne voudraient qu’une faveur quelconque vous soit accordée par votre Seigneur. Mais Dieu réserve Sa grâce à qui Il veut, car Dieu est le Détenteur de la grâce infinie. »
Ce verset s’adresse au gens du livre qui n’ont pas accepté les lois venue avec l’islam dans le coran, alors Allah leur répond  2.107. « Tout verset que Nous abrogeons ou que Nous faisons oublier aux gens, Nous le remplaçons aussitôt par un autre verset meilleur ou équivalent. »
Oui le coran abroge les autres livres et pas lui-même.
Nous montrons les preuves dans le coran qui rejette l’abrogation :
11.1. «  Alif - Lâm - Râ. C’est un Livre aux versets solidement établis, suffisamment détaillés, émanant d’un Sage parfaitement Informé »
لَا يَأْتِيهِ الْبَاطِلُ مِن بَيْنِ يَدَيْهِ وَلَا مِنْ خَلْفِهِ تَنزِيلٌ مِّنْ حَكِيمٍ حَمِيدٍ : (fousssilat 43)
«  Inaccessible à toute erreur, d’où quelle vienne, en tant que Révélation émanant d’un Sage, Digne de louange »

أَفَلاَ يَتَدَبَّرُونَ الْقُرْآنَ وَلَوْ كَانَ مِنْ عِندِ غَيْرِ اللّهِ لَوَجَدُواْ فِيهِ اخْتِلاَفاً كَثِيراً  (Al NISSA 83)
« Ne méditent-ils donc jamais le Coran? S’il émanait d’un autre que Dieu, n y trouveraient-ils pas de multiples contradictions? »

َاتْلُ مَا أُوحِيَ إِلَيْكَ مِن كِتَابِ رَبِّكَ لَا مُبَدِّلَ لِكَلِمَاتِهِ وَلَن تَجِدَ مِن دُونِهِ مُلْتَحَدا ( Al kahf 28)
«  Récite ce qui t’a été révélé du Livre de ton Seigneur, dont nul ne saurait altérer les paroles et en dehors de qui tu ne saurais trouver de refuge. »

ذَلِكَ الْكِتَابُ لاَ رَيْبَ فِيهِ هُدًى لِّلْمُتَّقِينَ    (Al Bakarah)
2.2. « Voici le Livre qui n’est sujet à aucun doute. C’est un guide pour ceux qui craignent le Seigneur »

Nous citons également :
                                   لا تقربوا الصلاة وأنتم سكارى  « An-Nissa v.43).
« Ô les croyants ! N’approchez pas la prière alors que vous êtes ivres ».
Bien évidemment ce n’est uniquement l’alcool qui rend ivre, ça peut être autre chose, comme la somnolence, la fatigue, la maladie…ext
 Ce verset n’est pas une loi pour qu’elle soit remplacée ou abrogée par une autre loi.
5.90. « Vous qui croyez ! Les boissons alcoolisées, les jeux de hasard, les bétyles et les flèches divinatoires ne sont autre chose qu’une souillure diabolique. Fuyez-les ! Vous n’en serez que plus heureux ! »
Le verset (al-nissa v43) n’autorise pas et n’interdit pas l’alcool mais plutôt parle sur ce qui annule la prière tous simplement   c’est le verset 90 du saurât 5 qui interdit l’alcool. C’est clair que ces deux versets ne parlent pas de la même chose.
Il  y a beaucoup de preuves qui rejettent cette loi dans le ‘islam. Ce n’est pas possible de les citer toutes
-Je voudrais seulement mettre en évidence que le bon dieu nous a donné la faculté de choisir et nous a ordonné de réfléchir avant de choisir , sinon  pourquoi considérons nous  la créature la plus honorable  de dieu, certes  les explications des savants sont primordiales mais  si par hasard ces derniers ne sont pas d’accord sur un point quelconque , il faut absolument lire, écouter , faire travailler le cerveau et saisir ainsi la meilleure interprétation , on ne peut en aucun cas accepter des  actes ou paroles impurs et malfaisantes rapportés par qui se soit et  quelque soit le degré de son savoir sur les prophètes de dieu , les  Messager de bon dieu sont sains ,  le bon dieu les a choisi pour guider les peuples égarés et  pour éclairer leurs voie ,pour les faire sortir des ténèbres vers la lumière, les paroles et les écrits des savants n’engagent que eux même, on est pas tenu à les suivre  là où ils ont tort, nous respectons les savants mais cela ne veut pas dire que tout ce qu’ils  ont rapporté   et transmis est  correct ( il ya que la parole de dieu qui est exempte de toute erreur et ne contient aucun doute , et aucune contradiction)  c’est pour cela que je suis étonnée d’entendre toujours les chrétiens parlent sur la loi d’abrogation la mise à la mort d’un apostat et d’autre accusation , certainement, la plus part sont inventés par des savants musulmans(bien sûr que c’est  par erreur, mais à ma connaissance aucun savant n’ a prétendu  que  ses dits ou ses exégèses constitue l’unique source et référence véridique et authentique pour les musulmans  , vous pouvez vérifier que tout les grands érudits de l’islam ont  incité les fidèles à ne pas  s’attacher ardemment à leur opinons, tous simplement parce qu’ils sont sujets à l’erreur) . Franchement je ne comprends pas pourquoi les gens ne se donnent pas de la peine pour comprendre, il y a toujours un moyen de trouver une solution.
Avant de donner mon point de vue sur la loi de l’amour dans la bible j’expliquerai mon point de vue sur la loi de la mise à mort pour l’apostat et autres dans l’islam dans mon prochain message.m
       Je dirai aussi que c’est bouleversant et déshonorant, pour les musulmans qui s’expriment  avec des propos insultants envers les autres. Mettez  vous sur la bonne voie.
Il ne doit pas y avoir de contrainte en religion, chacun est libre de choisir sa foi envers le bon dieu, si vous agissez avec une telle  attitude hautaine et arrogante c’est que vous êtes vraiment loin de dire que vous êtes entrain de satisfaire le bon dieu et le prophète (pssl).

Merci
Que le bon dieu soit avec tous le monde, inchallah.

 
Nouveau message 18/01/2010 22:41
Utilisateur déconnecté Charim
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Re: explication/islam 

Chère Nin,

Ne voyant pas venir le message traitant de la "Loi d'Amour", et de la condamnation à mort pour des apostats, annoncé à la fin de votre dernier message (21/10/2009), je n'attends donc pas pour y répondre dans sa totalité.

Tout d'abord je note que, chez beaucoup de musulmans, et chez vous plus particulièrement à travers vos messages, il y a une adhésion implicite à cette "Loi d'Amour", définie dans le Nouveau Testament par Matthieu 22; 37-40, Matthieu 5; 43-46, Matthieu 5; 9, et la lettre de Saint Paul aux Romains (Ro 12;14). Ayant en outre un profond attachement au Coran, selon les musulmans "Parole de Dieu" dans sa matérialité, et (comme vous le dîtes) sachant que "le bon dieu nous a donné la faculté de choisir et nous a ordonné de réfléchir avant de choisir", cette situation ne peut que provoquer que des tiraillements et tensions entre deux pôles opposés. En effet le Coran s'exprime directement et clairement contre cette loi en disant que ceux qui appliquent cette loi divine sont des "injustes" avec le verset 45 de la sourate 5:

"Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, oeil pour oeil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont des injustes". Lire:

http://oumma.com/coran/afficher.php?NumSourate=5

 

Ceci est confirmé par de nombreux autres versets concernant les infidèles, versets cités dans des réponses précédentes.

- 1 Rejet de la Loi d'Amour dans le Coran. Conséquence.

Cette question touche aussi celle de la condamnation de l'apostasie par deux hadiths, que vous essayez régler avec cette partie de votre message:

" Concernant la seconde source de l’islam qui est la sunna les érudits musulmans se sont mis d’accord que les hadiths rapportés ne sont pas tous justes, les hadiths sont soumis aux règles rigoureuses avant de les considérer comme authentiques, c’est pareil pour  les interprétations du saint Coran"

En effet tous les hadiths n'ont pas la même valeur. Il y a six principaux recueils considérés comme authentiques (sahih) chez les sunnites, on les appelle les six sahîh (al-sihah al-sitta), la chaîne des témoins étant reconnue comme irréprochable. Deux d'entre eux sont considérés comme "excellents": le sahih d'Al Boukari et le sahih de Muslim. Douter de la justesse des hadiths d'Al Boukari est un acte d'indépendance d'esprit, mais minoritaire. En lien avec ceci, dans votre réponse du 02/10/09 (fil "Que le bon dieu éclaire la voie de tous le monde"), vous disiez aussi:

" ce n’est pas parce que un hadith est transmis par EL BOUKHARI que ce hadith est forcement juste."

Maintenant vous ajoutez:

"Nous respectons les savants mais cela ne veut pas dire que tout ce qu’ils  ont rapporté   et transmis est  correct ( il ya que la parole de dieu qui est exempte de toute erreur et ne contient aucun doute , et aucune contradiction)  c’est pour cela que je suis étonnée d’entendre toujours les chrétiens parlent sur la loi d’abrogation la mise à la mort d’un apostat et d’autre accusation, certainement, la plus part sont inventés par des savants musulmans (bien sûr que c’est  par erreur, mais à ma connaissance aucun savant n’ a prétendu  que  ses dits ou ses exégèses constitue l’unique source et référence véridique et authentique pour les musulmans, vous pouvez vérifier que tout les grands érudits de l’islam ont  incité les fidèles à ne pas  s’attacher ardemment à leur opinons, tous simplement parce qu’ils sont sujets à l’erreur)"

Le problème est que les hadiths "sahih", a fortiori les deux qualifiés "excellents", ne peuvent pas être considérés comme une invention des savants, autrement vous vous séparez de l'orthodoxie de l'islam. Ce sont des textes ayant l'autorité de livres canoniques, car les savants les considèrent comme les paroles mêmes du Prophète, reconnues exactes par la chaîne irréprochable des témoins cités, chaîne qui remonte aux proches de Mahomet. Il ne peut donc avoir de doute sur les hadiths "sahih" et "excellents" concernant la sanction de l'apostasie (reprise dans la Constitution de plusieurs pays musulmans, par exemple cf. l'article 306 de celle de la Mauritanie):

"J’ai entendu le prophète dire, “à la fin des temps, apparaîtront de jeunes gens aux idées folles. Ils parleront bien, mais ils sortiront de l’islam comme une flèche sort de son jeu, leur foi ne dépassera pas leur gorge. Ainsi, partout où vous les trouvez, tuez les, il y’aura une récompense pour ceux qui les tueront au jour de la résurrection." Sahih al-Bukhari Volume 6, livre 61, Numéro 577.

"Celui qui abandonne sa religion islamique, tuez-le." (Sahih al-Bukhari Volume 4, Livre 52, Numéro 260).

- 2 Votre interprétation de la doctrine de l'abrogation

Votre interprétation est que cette doctrine, "inventée par les savants", ne concerne pas le Coran, les versets 106-107 de la sourate 2 étant seulement limités à la Bible. Je pense que vous vous basez sur le fait que "aya" signifie aussi bien "verset" que "révélation", cas de la révélation dans la Bible. Le problème est que les versets 48 de la sourate 5, 46 de la sourate 29, 136 de la sourate 4 ("O vous qui croyez! Croyez en Allah et son Apôtre et à l'Ecriture qu'Il a fait descendre sur Son Apôtre, et à l'Ecriture qu'Il a fait descendre antérieurement! Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, à Ses Ecritures, en Ses Apôtres et au Dernier Jour est dans un égarement infini"), et une douzaine d'autres montrent que la Bible n'est pas abrogée. Mais on trouve aussi le contraire de ceci dans le Coran.

La solution à cette difficulté serait de dire que la Bible a été falsifiée, ce que le Coran affirme, et que les versets cités concernent la Bible non falsifiée. Mais là un nouveau problème apparaît, car cet argument est invalidé par les manuscrits anciens, bien antérieurs au Coran, et les affirmations d'exégètes musulmans démontrant l'impossibilité d'une telle falsification à la fois sur tous les exemplaires de régions très éloignées les unes des autres. Les détails sur ce sujet sont donnés par les paragraphes 6a-c de l'article:

http://notredamedekabylie.net/Autresrubriques/ExpressionAwal/tabid/63/articleType/ArticleView/articleId/541/Dialogue-islamochretien-Approche-realiste-et-objective-Approche-idealiste-et-subjective.aspx

- 3 Autres problèmes posés par votre interprétation

Admettons votre interprétation de la doctrine de l'abrogation, que vous limitez à la Bible. Alors comment pouvez-vous concilier les 124 versets tolérants de l'époque mecquoise, incitant à la paix et au pardon (dont "pas de contrainte en religion"), avec la multitude des versets violents médinois: 5 et 29 de la sourate 9, 5 de la sourate 9, 4 de la sourate 47, 189 sourate 2, 91 sourate 4, etc…

La seule solution est la doctrine de l'abrogation non limitée à la Bible. Elle est en effet essentielle à la cohésion de la doctrine islamique, car elle règle les contradictions internes du Coran, sur la base des versets 106-107 de la sourate 2. Autrement le choix est: soit Dieu se contredit dans le Coran (ce que vous rejetez), soit il y a eu des ajouts humains à la "Parole de Dieu", soit le Coran est une œuvre humaine. Sur ces points, lEncyclopédie islamique (1933), à ce jour le seul travail encyclopédique complet à propos de l’Islam, dit au tome 26, page 8175: "le texte du Coran qui a été retenu pas Othman Ibn Affan n’était qu’un texte parmi d’autres trouvés au long des quatre premiers siècles de l’Hégire". Il y est ajouté : "il y avait d’autres Corans en lien avec les compagnons [du prophète]: ils étaient célèbres dans les villes de Al-Basra, Al-Kophah et Al-Sham". Or ces textes comportent des différences non négligeables, , cf.

http://notredamedekabylie.net/Dialogueislamochrétien/Réponseschrétiennesauxobjectionsmusulmanes/tabid/81/articleType/ArticleView/articleId/471/La-MULTIPLICITE-des-VERSIONS-du-CORAN-et-leurs-differences.aspx

Il faudrait aussi parler du Coran trouvé en 1972 à Sanaa (Yemen), daté vers 680 (bien avant Othman), maintenant interdit à l'étude http://www.denistouret.fr/constitalien/coranquestion.html

Vos interprétations se heurtent à des problèmes insolubles de logique, aggravés par le fait que vous êtes une ennemie de la violence, et qu'implicitement, comme Gandhi, vous adhérez à la "Loi d'Amour" de Jésus-Christ, rejetée clairement dans le Coran (verset 45 de la sourate 5).

Pour tenter de résoudre ces difficultés, en 1967 le Soudanais Mahmûd Muhammad Taha a proposé une interprétation de l'abrogation, différente de la votre. Pour lui, les versets violents médinois (dictés par les besoins de l'époque) devaient être considérés caducs, tandis que les versets mecquois, où la violence sacrée est absente, devaient être désormais vus comme les seuls à être pris en compte. Pour cela il a été condamné à mort par un tribunal religieux et pendu.

Que Dieu Tout Puissant, vous bénisse, et qu'Il nous assiste tous dans la recherche de la vérité.

                               Charim

 
Nouveau message 21/01/2010 23:47
Utilisateur déconnecté nina
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Re: explication/islam 

Salam, Azul ;
Avant d’intervenir sur la loide l' apostasie en islam ;
Je voudrai bien éclairer un peu sur la loi de l’amour que les chrétiens nous parlent souvent, je citerai quelques passages dans le nouveau testament qui nous donnent une image de cette loi appliquée par JESUS dans les Evangiles ; 
- "Bénissez ceux qui vous persécutent: bénissez et ne maudissez pas". (Lettres de Saint Paul, Ro 12;14) un très beau passage mais ;;;;;;;;;;;;;;;;
Puisque vous  accuser le coran  et vous dites que l’islam est une religion de violence,  et sans se baser sur la contradiction des textes :
.(I) Nous trouvons dans Marc 11:12—r4:
« Le lendemain, après qu'ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim. Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s'il s'y trouvait quelque chose; et, s'en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n'était pas la saison des figues. Prenant alors la parole, il lui dit:  Que jamais personne ne mange de ton fruit! )
Mon dieu, il est arrivé  au point de maudire un arbre ! Il dit: "que jamais personne ne mange de ton fruit!" Nous, musulmans, nous ne croyons pas que Jésus est un  Dieu; pourtant, même nous, nous ne pouvons croire que jésus peut commettre une telle erreur. Nous refusons d’attribuer cet acte à l’un des Messagers de bon dieu, on se demande comment les chrétiens, ceux qui le considèrent comme le fils de Dieu et comme le meilleur exemple de moralité, tolérer néanmoins ces narrations qui font de lui un être grossier. On se demande si un être qui maudit des objets inanimés  est un être raisonnable?
C’est bien la loi de l’amour ;
Voyant comment jésus de nouveau testament guide spirituellement  les gens à la bonne conduite et comment il traite les gens qui sollicite le pardon auprès de bon dieu,
On cite l’exemple d’une femme Cananéenne, mentionnée dans Matthieu T5:21-26 et Marc 7:24-27. Une Cananéenne s'était approchée de Jésus très humblement et, selon les coutumes de son peuple, elle se prosterna à ses pieds et demanda à être guidée par lui. Mais, selon les auteurs de ces Evangiles. Jésus dit: "Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens." Avec quelle ferveur et quelle espérance cette pauvre femme a dû s'approcher de lui! Elle ne venait pas demander du pain, ni du tissu, ni d'autres choses matérielles; tout ce qu'elle voulait était d'être guidée spirituellement. Elle voulait de lui exactement ce que Jésus avait pour mission de donner, mais les narrations évangéliques disent qu'il renvoya cette femme. Ce n'est pas tout, il l'injuria en le traitant de chienne. Jésus a fait honte à cette Cananéenne, en croyant  les Evangiles, il a fait honte au sexe féminin tout entier et prouva par ses paroles qu'il n'avait rien à donner à de pauvres femmes. Toutes ses pensées étaient concentrées sur le bien-être de la race juive. Il préfère  se faire oindre les pieds par une pécheresse juive (Luc 7:36-38) plutôt que de dire une parole réconfortante à une non-juive. C’est bien la loi de l’amour !
 (2) Nous lisons dans Matthieu 7:6:
« Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent. » C’est la loi de l’amour ! Les non croyants sont comparés à des chiens et des pourceaux et ceci sans commettre une erreur quelconque, mais seulement la vérité ne leur était pas encore révélée. --Comparez avec ceci :
L’exemple du Prophète de l'Islam. Nous lisons dans le Saint Coran:
« Il se peut que tu te désoles à en mourir, parce qu'ils ne sont pas croyants » (26:4).
Le verset décrit le Saint Prophète Mohammad comme étant désireux d'apporter son message à tous les incroyants. Si nous comparons  Jésus de l'Evangile au Prophète de l'Islam, nous trouverons un monde de différence: l'un se détournerait d'eux, les appelant chiens et pourceaux et ordonne à ses disciples de ne pas leur réciter les signes de Dieu, l'autre est prêt à se tuer au travail au profit de ceux qui ne veulent pas croire.
Sans aucun doute, le Prophète de l'Islam dépasse tous les autres prophètes par son exemple moral; mais nous ne pouvons croire que Jésus est  aussi dépourvu de bonne moralité que les Evangiles nous le font croire. Certes, il n'avait pas atteint la grandeur spirituelle qu'avait atteinte le Prophète de l'Islam: néanmoins, il était un prophète de Dieu,  un préféré de dieu, envoyé par Lui pour enseigner aux hommes la morale et les voies spirituelles. Son exemple a dû le distinguer parmi des millions d'autres hommes. Quel  Malheur à l'auteur qui lui a attribué une conduite aussi grossière le jour de résurrection !
Dans le même ordre et idées, nous ne pouvons négliger ce passage,  (3) Dans Jean 2:1-4. Nous lisons:
Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de jésus était  et jésus fut invité aussi aux noces avec ses disciples. Le vin ayant manqué, la mère de jésus lui dit: Ils n'ont plus de vin. Jésus lui répondit: Femme. Qu’y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue.
De même, nous trouvons dans Matthieu, 12:47-48:
Quelqu'un lui dit: Voici, ta mère et tes frères sont dehors, et ils cherchent à te parler. Mais Jésus répondit à celui qui le lui disait: Qui est ma mère, et qui sont mes frères?
D’après ce passage jésus n’a pas d’égard pour sa mère ni autres
Si les chrétiens acceptent cette partie de l'histoire de l'Evangile comme véridique, c'est leur affaire. Mais, pour notre part, nous ne pouvons croire que les disciples de Jésus ont pu raconter de telles choses sur lui. Selon nos opinions, ce sont des fantaisies des écrivains ultérieurs, fabriquées à une époque où le véritable Jésus avait quitté ce monde et où des auteurs ignorants représentaient un Jésus imaginaire.
Je me contente de citer ces quelques passages parmi plusieurs cités soit dans l’ancien ou le nouveau testament, et je dirai que l’islam est une religion de paix, tous les Messagers de bon dieu sont venus pour répandre la paix sur terre, qu’ils existent des gens  qui  interprètent incorrectement les textes, leurs paroles n’engagent que eux-mêmes. Autant que musulmane je ne peux croire que Jésus et ses disciples  cités dans les Evangiles et dans le sain Coran peuvent commettre de telles erreurs, qu’ils existent des chrétiens qui acceptent ces récits c’est leur affaire,  mais comment pourront ils répondre  et voir  Jésus le jour de Résurrection ?  
C’est  pareil  pour certains  musulmans qui  se portent comme détenteurs du savoir religieux, et qui incitent les gens à fuir cette religion avec leurs fatwa extravagantes, comment pourront ils voir  le prophète Mohamed (qssl), qui leur a donné l’autorisation de représenter exclusivement l’Islam, au lieu de se charger à expliquer correctement la religion, ils sont entrain de s’amuser à dialoguer sur la couleur du voile et sur d’autres futilités infécondes, au lieu qu’ils se donnent de la peine à corriger les mauvaises orientations des gens  se mettent à établir des lois qui empêchent les gens à   pratiquer librement  leur religions ,représenter  leurs cultures, leurs identité , leur langue,  je ne peux que exprimer ma répugnance vis-à-vis de ces gens.
 
A suive…………………………..
Que dieu nous éloigne de la mauvaise voie et nous guide sur le bon chemin, et qu’il soit avec tous le monde .
Merci

 
Nouveau message 25/01/2010 16:20
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Re: explication/islam 


[2:88] La vache (Al-Baqarah) : Et ils dirent : "Nos coeurs sont enveloppés et impénétrables" - Non mais Dieu les a maudits à cause de leur infidélité, leur foi est donc médiocre.

 

[4:52] Les femmes (An-Nisa') : Voilà ceux que Dieu a maudits; et quiconque Dieu maudit, jamais tu ne trouveras pour lui de secoureur.

[5:60] La table servie (Al-Maidah) : Dis : "Puis-je vous informer de ce qu'il y a de pire, en fait de rétribution auprès de Dieu ? Celui que Dieu a maudit, celui qui a encouru Sa colère, et ceux dont Il a fait des singes, des porcs,
................................

.......................................

[33:61] Les coalisès (Al-Ahzab) : Ce sont des maudits. Où qu'on les trouve, ils seront pris et tués impitoyablement :

 
Nouveau message 26/01/2010 18:10
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Re: explication/islam 
Modifié par Charim  sur 27/01/2010 12:05:43)

Chère Nin,

Je réponds à votre message.

Est-ce "accuser le Coran" (comme vous dites) que de citer ses versets? Citez moi le, ou les passages, où je dis textuellement "l'islam est une religion de violence". Oui, j'ai cité des versets du Coran, et des hadiths dont le contenu est violent, en évitant des commentaires. Est-ce que mes citations sont inexactes? Quand je dis "le Soudanais Mahmûd Muhammad Taha a proposé une interprétation de l'abrogation, différente de la votre. Pour lui, les versets violents médinois (dictés par les besoins de l'époque) devaient être considérés caducs", je répète ce que disait Mahmûd Muhammad Taha.

Maintenant je réponds à votre analyse de Marc 1; 12-14:

"Le lendemain, après qu'ils furent sortis de Béthanie, Jésus eut faim. Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s'il s'y trouvait quelque chose; et, s'en étant approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n'était pas la saison des figues. Prenant alors la parole, il lui dit: que jamais personne ne mange de ton fruit!"

Votre interprétation: "Mon Dieu, il est arrivé  au point de maudire un arbre ! Il dit: "que jamais personne ne mange de ton fruit!" Nous, musulmans, nous ne croyons pas que Jésus est un  Dieu; pourtant, même nous, nous ne pouvons croire que jésus peut commettre une telle erreur. Nous refusons d’attribuer cet acte à l’un des Messagers de bon dieu, on se demande comment les chrétiens, ceux qui le considèrent comme le fils de Dieu et comme le meilleur exemple de moralité, tolérer néanmoins ces narrations qui font de lui un être grossier. On se demande si un être qui maudit des objets inanimés  est un être raisonnable?"

Pensez-vous vraiment que le texte de Marc est l'image de la violence? Sur ce sujet, relisez le Coran et comparez avec l'Evangile. Ci-dessus, dans sa réponse, Saulter vous a donné quelques extraits limités à la "malédiction". Parmi de nombreux autres versets, est-ce que le verset 29 de la sourate 48 "ceux qui sont avec lui [le Prophète] sont durs (le Coran traduit par Blachère dit même "violents") à l'égard des infidèles, miséricordieux entre eux" est un faux?

Le texte de Marc 1; 12-14 est parabolique, et contient un enseignement important. Saint-Jérôme en donne une explication simple: "Les actions du Sauveur sont paraboliques comme ses discours. Ainsi la faim semble le presser de chercher sur un figuier des figues, dont la saison, il le savait bien, n'était pas encore venue ; et cependant il le frappe d'une stérilité perpétuelle, pour montrer que le peuple juif ne pouvait être sauvé par des feuilles sans fruit, c'est-à-dire, par les paroles de justice qui étaient sur ses lèvres, sans être accompagnées des bonnes œuvres."

Pour la femme Cananéenne, mentionnée dans Matthieu 15:21-26 et Marc 7:24-27, l'attitude de Jésus est un enseignement. Vous qui semblez connaître les évangiles, ne voyez vous pas le lien avec Luc 11, 5-13:

Jésus disait à ses disciples : " Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : " Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir ". Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : " Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain ", - moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut.

" Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande, reçoit ; celui qui cherche, trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.

En tronquant le texte de Matthieu sur la Cananéenne des versets 21-25 et du verset 28 vous changer totalement le sens pour en faire une réponse méprisante à une demande légitime, et montrer un acte violent de Jésus. Le procédé n'est pas correct. Voici donc le texte complet:

"21 Jésus, étant parti de là, se retira dans la région de Tyr et de Sidon. 22 Et voilà qu'une femme cananéenne, sortie de ce pays-là, se mit à crier: " Ayez pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. " 23Il ne lui répondit pas un mot. Alors les disciples, s'étant approchés, le priaient en disant: " Renvoyez-la, car elle nous poursuit de ses cris. " 24 Il répondit: " Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. " 25 Mais elle vint se prosterner devant lui, disant: " Seigneur, secourez-moi! " 26 Il répondit: " Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens. — 27 Oui, Seigneur, dit-elle; mais les petits chiens mangent des miettes, qui tombent de la table de leurs maîtres. " 28 Alors Jésus lui dit: " O femme, votre foi est grande: qu'il vous soit fait comme vous voulez. " Et sa fille fut guérie à l'heure même".

Vous limitez votre citation au verset 26 pour prouver l'inhumanité de Jésus. Je cite votre incroyable commentaire: "Avec quelle ferveur et quelle espérance cette pauvre femme a dû s'approcher de lui! Elle ne venait pas demander du pain, ni du tissu, ni d'autres choses matérielles; tout ce qu'elle voulait était d'être guidée spirituellement. Elle voulait de lui exactement ce que Jésus avait pour mission de donner, mais les narrations évangéliques disent qu'il renvoya cette femme. Ce n'est pas tout, il l'injuria en le traitant de chienne. Jésus a fait honte à cette Cananéenne, en croyant  les Evangiles, il a fait honte au sexe féminin tout entier et prouva par ses paroles qu'il n'avait rien à donner à de pauvres femmes. Toutes ses pensées étaient concentrées sur le bien-être de la race juive. Il préfère  se faire oindre les pieds par une pécheresse juive (Luc 7:36-38) plutôt que de dire une parole réconfortante à une non-juive."

Ce texte est en fait un enseignement sur la puissance de la foi. Jésus a voulu mettre à l'épreuve la foi de la Cananéenne, femme païenne. Voici un commentaire de Matthieu 15:21-26 et Marc 7:24-27, basé sur ceux de grands saints.

Les Cananéens, en effet, qui avaient été chassés de la Judée dans la crainte qu'ils ne vinssent à pervertir les Juifs, font ici preuve d'une plus grande sagesse en sortant de leur pays et en venant trouver Jésus-Christ. Or, cette femme, en s'approchant de Jésus, n'implore que sa miséricorde. Elle se met à crier à haute voix : " Ayez pitié de moi, Seigneur, fils de David."

Quel exemple de foi, de patience, d'humilité dans cette femme ; de foi, elle croit fermement que sa fille peut obtenir sa guérison ; de patience, si souvent rebutée, elle continue de prier ; d'humilité, elle se compare, non pas aux chiens, mais aux petits des chiens : " Je sais, dit-elle, que je ne suis pas digne de manger le pain des enfants, ni de recevoir une portion entière, ni de m'asseoir à table avec le père de famille ; mais je me contente des restes que l'on donne aux petits chiens, afin de m'élever par l'humilité de ces miettes jusqu'à l'honneur de m'asseoir à la table où on sert le pain tout entier. – Saint. Chrysostome. (homélies 53.) Voici la raison du retard que Jésus mettait à l'exaucer : il savait qu'elle lui tiendrait ce langage, et il ne voulait pas qu'une si grande vertu demeurât cachée, " Alors Jésus, lui répondant, lui dit : O femme, votre foi est grande, qu'il vous soit fait comme vous le désirez. " Ne semble-t-il pas lui dire : " Votre foi mériterait d'obtenir bien davantage, mais en attendant, qu'il vous soit fait comme vous le désirez. " Remarquez ici la part considérable qui revient à cette femme dans la guérison de sa fille. Aussi Jésus ne lui dit pas : " Que votre fille soit guérie, " mais : " Votre foi est grande, qu'il vous soit fait comme vous le désirez, " pour vous apprendre qu'elle parlait avec simplicité, sans flatterie, et que sa prière était animée par la foi la plus vive. Or, cette parole du Sauveur est semblable à cette autre que Dieu prononça au commencement du monde : Que le firmament soit fait, et il fut fait ; " car l'Évangéliste ajoute : " Et sa fille fut guérie. " Remarquez encore qu'elle obtient elle-même ce que les Apôtres n'ont pu obtenir, tant la prière persévérante a de puissance ! Dieu, en effet, aime mieux que nous le prions beaucoup nous-mêmes pour nos péchés, que d'avoir recours aux prières des autres

Je poursuis vos citations: "Nous lisons dans Matthieu 7:6:« Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent. » C’est la loi de l’amour ! Les non croyants sont comparés à des chiens et des pourceaux et ceci sans commettre une erreur quelconque, mais seulement la vérité ne leur était pas encore révélée.

Comparez avec ceci : L’exemple du Prophète de l'Islam. Nous lisons dans le Saint Coran:« Il se peut que tu te désoles à en mourir, parce qu'ils ne sont pas croyants » (26:4). Le verset décrit le Saint Prophète Mohammad comme étant désireux d'apporter son message à tous les incroyants. Si nous comparons  Jésus de l'Evangile au Prophète de l'Islam, nous trouverons un monde de différence: l'un se détournerait d'eux, les appelant chiens et pourceaux et ordonne à ses disciples de ne pas leur réciter les signes de Dieu, l'autre est prêt à se tuer au travail au profit de ceux qui ne veulent pas croire. Sans aucun doute, le Prophète de l'Islam dépasse tous les autres prophètes par son exemple moral; mais nous ne pouvons croire que Jésus est  aussi dépourvu de bonne moralité que les Evangiles nous le font croire

Où avez vu que Jésus s'est détourné des incroyants? Lui qui a dit: " Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples" (Matthieu 28, 19).et " Allez par le monde entier prêcher l'Evangile à  toute créature" (Mc 16, 15). Ce n'est pas correct de faire des citations hors contexte, avec interprétation fausse pour prouver votre argumentation. Au sujet de l'exemple du Prophète de l'islam avez-vous lu la Sira, par exemple ce qui est arrivé aux 600 à 900 juifs médinois des Banu Qurayzah (cf. Ibn Hishâm, "Al-sirât al nabawiyya" éd. Tadmurf, Beyrouth, Dâr al-Kitâb al'arabî, 1978, Tome III pp. 183-184), ainsi qu'aux opposants dont la poétesse Asma bint Marwan, le poète Kab ibn al-Ashraf, Sufyan ibn Khalid, Abu Rafi, Abu Afak, Amir ibn Jihash?

Vous nous parlez du Jésus des évangiles comme "dépourvu de bonne moralité". Vraiment vous dépassez les bornes de la bienséance. Si vous voulez rester intellectuellement honnête, et savoir ce qu'a inspiré Jésus (non Issa) lisez au moins le premier chapitre de "L'imitation de Jésus-Christ" qui a nourri des générations de chrétiens, et qui peut être lu sur http://ijc.reseau.org/index1.html (aurez-vous l'honnêteté intellectuelle de le faire?). Vous pourrez ainsi lire les règles de vie transmises à ceux qui veulent imiter Jésus pour vous "dépourvu de bonne moralité". En le prenant pour modèle, logiquement pour vous ceux-ci sont aussi "dépourvus de bonne moralité". Il s'agit de ces chrétiens que le Coran traite de "pervers" (fasiqoun), "injustes" (zalimoun), "imposteurs" (moukazziboun), "égarés" (daloun) "associateurs" (mouchrikoun) leur péché étant irrémissible (shirk), "corrupteurs" (moufsidoum), "hypocrites" (mounafiqoun), "insensés" (soufahaa) parmi 24 qualificatifs peu sympathiques, ainsi que le verset 6 de la sourate 98. Donc en insultant Jésus "dépourvu de bonne moralité", vous manifestez implicitement votre accord avec les insultes ci-dessus proférées contre les chrétiens? Ceci ne facilite pas le dialogue. Je vais malgré tout poursuivre, en considérant ce que vous avez dit comme un dérapage incontrôlé que vous regrettez maintenant.

Au sujet de votre citation, voici ce que répond le kabyle Saint Augustin, l'un des plus grands théologiens chrétiens:

St.Aug. (serm. sur la mont.) Examinons ce que sont ici les choses saintes, les chiens, les pierres précieuses, les pourceaux. Ce qui est saint, c'est ce qu'on ne peut profaner sans crime, et ce crime, la volonté s'en rend coupable, alors même que la chose sainte reste inviolable. Les pierres précieuses sont les choses spirituelles du plus grand prix. Cependant une seule et même chose peut réunir à la fois ces deux qualités, d'être sainte et pierre précieuse ; sainte, parce qu'on doit prendre garde de la profaner ; pierre précieuse, parce qu'on doit se garder d'en mépriser la valeur.

St.Aug. (serm. sur la mont.) D'après une interprétation assez juste, les chiens sont ceux qui attaquent la vérité, et les pourceaux ceux qui la méprisent. Comme les chiens s'élancent pour déchirer leur proie, et qu'ils mettent en pièces ce qu'ils déchirent, Jésus-Christ nous dit : « Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, » car autant qu'il dépend d'eux, ils mettraient en pièces la vérité, si elle n'était inaccessible à leurs efforts. Quant aux pourceaux, quoiqu'ils n'aient pas l'habitude de déchirer avec les dents ce qu'ils rencontrent, ils le souillent en le foulant çà et là dans la fange, et c'est pour cela que Notre-Seigneur ajoute : « Ne jetez pas vos perles devant les pourceaux.

Pour les noces de Cana (Jean 2; 1-4) voici ce que Saint Augustin:

S. AUG. (du symbole, 2, 5.) Notre-Seigneur répond de la sorte, parce qu'en tant qu'il était Dieu, il n'avait point de mère; il en avait une en tant qu'homme, mais le miracle qu'il devait opérer était l'œuvre de la divinité, et non de la faible nature humaine. Cependant la mère de Jésus le pressait de faire ce miracle. Mais Jésus, alors qu'il allait accomplir les oeuvres divines, semble méconnaître le sein où il a été conçu, et il dit à sa mère : « Femme, qu'y a-t-il de commun entre vous et moi ? » paroles dont voici le sens : Vous n'avez pas engendré la puissance qui doit en moi opérer ce miracle, c'est-à-dire ma divinité. (Il l'appelle femme, pour désigner son sexe, et non pour l'assimiler aux femmes ordinaires.) Mais comme c'est vous qui avez engendré ce qu'il y a de faible en moi, je vous reconnaîtrai lorsque cette faible nature humaine sera suspendue à la croix. Voilà pourquoi il ajoute : « Mon heure n'est pas encore venue, » c'est-à-dire, je vous reconnaîtrai lorsque cette humanité, dont vous êtes la mère, sera attachée à la croix.

S. AUG. (du symbole, 2, 5) Jésus, en tant qu'homme, était inférieur à Marie, et il lui était soumis ; mais en tant que Dieu, il était au-dessus de toutes les créatures. C'est donc pour bien distinguer entre l'homme et Dieu, qu'il dît à Marie : « Femme, qu'y a-t-il de commun entre vous et moi ? » — S. CHRYS. (hom. 21.) Le Sauveur fait encore cette réponse pour une autre raison, il ne veut pas que ses miracles soient l'objet du moindre soupçon. En effet, c'étaient à ceux qui manquaient du vin, et non à sa mère, de lui faire cette demande. Il veut donc montrer qu'il fait toutes ses actions en temps convenable, avec discernement et sans aucune confusion. C'est pour cela qu'il ajoute : « Mon heure n'est pas encore venue, » c'est-à-dire, je ne suis pas encore connu de ceux qui sont ici ; ils ne savent pas encore que le vin manque, laissez-les donc s'en apercevoir tout d'abord. Celui qui n'a pas éprouvé la nécessité d'un bienfait, n'en comprendra pas non plus l'importance

Maintenant la réponse à votre interprétation: "De même, nous trouvons dans Matthieu, 12:47-48:Quelqu'un lui dit: Voici, ta mère et tes frères sont dehors, et ils cherchent à te parler. Mais Jésus répondit à celui qui le lui disait: Qui est ma mère, et qui sont mes frères? D’après ce passage jésus n’a pas d’égard pour sa mère ni autres

en donnant les citations qui suivent, et qui montrent l'enseignement que Jésus nous donne.

S. Chrys. (hom. 45.) Il ne dit pas : Allez, et dites-lui qu’elle n’est pas ma mère, il adresse la parole à celui qui vient de lui porter cette nouvelle : " Mais s’adressant à celui qui lui parlait, il lui dit : Quelle est ma mère, quels sont mes frères ? " — S. Hil. (can. 12.) N’allons pas croire qu’il ait éprouvé un sentiment de dédain pour sa mère, lui qui du haut de la croix lui témoigna tant d’affection et une si tendre sollicitude. (Jn 19.) — S. Chrys. (hom. 45.) S’il avait voulu renier sa mère, il l’aurait fait lorsque les Juifs lui faisaient un reproche de la condition de sa mère. — S. Jér. Il n’a donc pas renié sa mère, comme le prétendent Marcion et les Manichéens, pour nous faire croire que sa naissance n’était qu’imaginaire, mais il a voulu montrer qu’il préférait les Apôtres à ses parents, pour nous apprendre à préférer nous-mêmes les affections de l’esprit aux affections de la chair. — S. Amb. (sur S. Luc., liv. 6.) Il ne condamne pas les devoirs de piété filiale qu’un fils doit à sa mère, mais il veut nous apprendre qu’il se doit bien plus aux devoirs mystérieux qui l’attachent à son père, et à l’amour qu’il a pour lui, qu’à son affection pour sa mère ; aussi l’Évangéliste ajoute : " Et, étendant la main vers ses disciples, il dit : Voici ma mère, et voici mes frères. " — S. Grég. (homélie 31 sur les Evang.) Notre-Seigneur a daigné appeler les fidèles ses frères lorsqu’il a dit : " Allez, annoncez à mes frères. " (Mt 28.) On peut donc se demander comment celui qui est devenu le frère du Seigneur en embrassant la foi, peut devenir aussi sa mère. C’est que celui qui est devenu le frère et la soeur de Jésus-Christ par la foi, mérite de devenir sa mère par la prédication, car il enfante le Seigneur en le produisant dans le cœur de ses auditeurs, et il devient sa mère s’il fait naître par ses paroles l’amour du Sauveur dans l’âme du prochain

Je ne commenterai pas la fin de votre message, ce qui est dit plus haut est une réponse.

Que Dieu vous bénisse, et illumine nos intelligences

 
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