Bonjour
Mon commentaire sur le S.R.I. (secrétariat pour les relations avec l'Islam).
L''explication principale que donne l''auteur de ce post de l''attitude du SRI et des autres organes et médias occidentaux m''a fait particulièrement plaisir, parce qu''elle confirme le sentiment que j''éprouve moi-même, avec un malaise croissant.
Le mépris est le sentiment général. Et comment dialoguerions-nous sérieusement avec des gens que nous méprisons? Que nous les cageolions comme des enfants attardés, ou que nous les rejetions comme définitivement irrécupérables - la lie de l''humanité - le mécanisme est toujours le même. Nous les étiquetons, nous les enfermons dans une boîte et nous leur intimons l''ordre de ne pas en sortir.
Et que veut dire cette prière "commune" où le chrétien est conduit à réciter les attributs du Dieu Coranique, du Dieu que prie la communauté musulmane? Le SRI nous propose des gadgets au parfum dangereusement syncrétique pour faire exister le dialogue. Nous n''avons pas besoin de prier le même Dieu pour promouvoir un tel dialogue ce serait faire une grave confusion avec l''oecuménisme. En cours de route, ce sont les fondements même d''un dialogue authentique qui sont oubliés.
Le mot clé dans nos échanges avec les musulmans devrait être celui de convivialité. Jean-Paul II, ou Benoît XVI, a utilisé ce mot à plusieurs reprises - je ne sais plus lequel. Convivialité dans nos relations de voisinage, dans nos relations sociales plus élargies, dans la place que nous nous accordons mutuellement dans l''espace public, ou encore dans les actions communes que nous pourrions entreprendre, à propos de questions politiques, sociales, environnementales. Et pourquoi des associations islamiques ne se joindraient-elles pas aux associations chrétiennes pour défendre les chrétiens, en Egypte ou en Israël ou ailleurs ? Nous devons poser un regard positif sur les communautés musulmanes de par le monde, leur faire confiance, en dépit des souffrances que nos frères dans le Christ subissent aujourd''hui. Mais ce n’est pas ce que fait le SRI.
Je crains que le dialogue islamo-chrétien ne se porte mal non pas tant parce que les musulmans soient de mauvaise volonté que parce que les chrétiens ne l’ont jamais entrepris en vérité. Voilà le drame.
Ainsi nous pourrions débattre du sort réservé aux apostats, non pas en en restant au niveau des subjectivités individuelles, mais en traitant la question théologique avec sérieux. Le mépris à l’égard de la position musulmane n’est pas acceptable. Les musulmans ont des raisons pesons ces raisons, examinons-les dans la cordialité et voyons quelle solution théologique pourrait être trouvée, dans le respect de leur tradition ?
|
| |