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EXPRESSION/AWAL

Ce site a été conçu dés le départ dans le but de donner la parole aux convertis venus des traditions musulmanes, qui ont forcément un point de vue différent sur la religion qu'ils ont quittée pour adhérer à Jésus Christ et à Sa Bonne Nouvelle (Èvangile signifiant cela). Toutefois les hérétiques qui s'ingénient à concilier la foi islamique et la foi chrétienne nous évitent, et nous sont même hostiles parce que nous déclarons qu'il faut abjurer l'islam pour être chrétien.

Jésus est venu pour NOUS SAUVER, nous libérer. Mais de quoi? Des ténèbres et du péché, pour faire de nous ses frères et des enfants de Dieu. Assurément la doctrine islamique s'est constituée dés le début contre la Rédemption et ne veut pas entendre parler du Dieu d'Amour. Alors disons-le à tous, car c'est là notre foi : le Christ revient dans la gloire pour juger les vivants et les morts, y compris Mahomet.

Celui qui a entendu prêcher l'Evangile et ne confesse pas que Jésus est Seigneur et Fils de Dieu n'est pas son disciple et goûtera à la colère de Dieu: c'est l'Ecriture qui le dit pas le fondateur de ce site. Quant à ceux, prêtres ou simples baptisés, qui renient le Christ devant les hommes, nous savons ce que Jésus en dit: Lc 12, 8-9

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samedi 14 mai 2011
Réponses du père François Jourdan aux questions de Moh-Christophe Bilek
Publié par lalla jerjer le samedi 14 mai 2011 / 05:04 :: 17972 Vues ::Article Rating:: Expression - Awal

Le père François Jourdan a aimablement accepté de répondre aux questions de Mohammed-Christophe Bilek, le fondateur du site Notre-Dame de Kabylie (NDK). Ces questions portent sur l'état actuel du dialogue islamo-chrétien, et la situation des convertis au christianisme issus de l'islam. Il est exceptionnel d'avoir le point de vue d'un spécialiste reconnu à la fois comme théologien, islamologue avec une expérience de l'enseignement universitaire, et une expérience du vécu dans plusieurs pays musulmans. Cerise sur le gâteau: le père François Jourdan ajoute une pratique du dialogue en tant que délégué du diocèse de Paris pour les relations avec l'islam (1998-2008). Un tel cumul de compétences est en effet unique, surtout lorsque ces compétences sont mises au service de la vérité d'une situation, qui fait tant défaut au dialogue actuel.

Le père François Jourdan est prêtre eudiste, islamologue, docteur en théologie, en histoire des religions et en anthropologie religieuse. Il a enseigné la mystique islamique à l'Institut Pontifical d'Études Arabes et islamiques de Rome (1994-1998), et l'islamologie pendant 15 ans à l'Institut Catholique de Paris, et 10 ans à l'École Cathédrale. Il fut délégué du diocèse de Paris pour les relations avec l'islam (1998-2008).

Son livre "Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans. Des repères pour comprendre" (L'œuvre, 2008, préfacé par Rémi Brague) met en cause l'assertion "chrétiens et musulmans ont le même Dieu", devenu un dogme du dialogue islamo-chrétien actuel. Cet ouvrage a alors été l'objet de recensions très négatives (réactions de type idéologique, procès d'intention) dans "La Croix" du 7 février 2008 (page 13), sur le site du "Groupe de recherches islamo-chrétien" (GRIC), et dans la revue Islamochristiana (n° 34, Rome, 2008, p. 309-311). Dans cette dernière revue le Père Blanc Etienne Renaud lui reproche en particulier l'absence d'un minimum de sympathie pour l'islam, en ajoutant qu'il faut reconnaître dans le Coran "la trace d'une expérience spirituelle très profonde faite par Mohammed". A propos de François Jourdan, une note de l'article de Marie-Thérèse Urvoy dans Catholica (n° 106, janvier 2010) résume la situation en disant que "de comptes rendus désapprobateurs en critiques infâmantes, il finit par être expatrié aux Philippines, à 60 km de Manille". Il est depuis 2008 en mission eudiste aux Philippines, confrontées à l'islam asiatique.

François Jourdan est aussi l'auteur de "Le Messie en Croix, selon les premières églises face à l’islam" (Coll. "Studia Arabica", Vol. XIII, Éditions de Paris, Paris, 2010, 490 pages), ouvrage impressionnant par l'érudition des données réunies sur un sujet qui fait difficulté dans les échanges avec les musulmans. Un nouvel ouvrage paraîtra à l'automne 2011: "La Bible face au Coran, les vrais fondements de l'islam" (Éditions de l'Oeuvre).

Les réponses du père François Jourdan aux questions de Moh-Christophe Bilek

- 1 Moh-Christophe Bilek. En tant qu’ex-musulman, ma surprise a été de taille dans les années 1970/1980 de constater le peu d’accueil réservé aux convertis par de nombreux catholiques, dont parfois des clercs. Et cela je l’ai d’abord vécu en Algérie, où je suis resté 5 ans après mon baptême. Comment expliquez-vous ceci?

- Père François Jourdan. Peut-être est-ce encore plus fort en pays d’islam qu’en France : c’est la peur due au manque islamique de liberté. Par exemple bien des convertis d’Égypte ont fait la même expérience de la porte fermée des Églises coptes orthodoxes, catholiques ou protestantes. Le converti persécuté attire la persécution, ou au moins la grave réprobation, sur ceux qui l’accueillent. L’intolérance du Coran (2,217; 3,86-91.106; 4,14.115.137; 16,106) et de la tradition sur le fait de quitter l’islam bloque et les musulmans et les non-musulmans. Il n’y a que le courage de la vérité qui puisse débloquer. « La vérité vous rendra libres » dit Jésus (Jn 8,32) et Gandhi appelait la non-violence ‘satyagraha’(en hindi) qui veut dire’ force de la vérité’. Et la vérité, plus qu’un concept si fort soit-il, c’est une personne venue du Cœur de Dieu : Jésus. Ne pas se laisser prendre par la peur aidera tout le monde, et même les musulmans eux-mêmes, à se libérer pour être enfin disponibles à la Vérité.

-2 Moh-Christophe Bilek. Quelques années après, vers 1990, ayant travaillé à la traduction en kabyle des 4 évangiles, avec un père-blanc, pourtant expulsé de Kabylie en 1977, j’ai découvert le grand changement qui s’était produit parmi les prêtres et religieux en contact avec l’islam: ils étaient acquis à sa version «religion de paix et de tolérance». Est-ce de la naïveté, de l’aveuglement, ou la peur qui les empêchent de voir l’antichristianisme de bien des textes canoniques de l’Islam, et notamment l’interdiction de le quitter?

Père François Jourdan. Nous retrouvons la peur qui se masque par la naïveté plus ou moins consciente et rarement avouée. Si on veut conserver un lien durable avec les musulmans, pour calmer leur très grande susceptibilité qui les tenaille, on se croit obligé (par la pression) d’accepter de jouer leur jeu. Comme eux-mêmes vivent sous le régime de la peur, et ne peuvent se l’avouer à eux-mêmes, ils se masquent par exemple en mettant en avant le faux argument linguistique du mot ‘salâm’ (’paix’ en arabe) : certes il vient de la racine arabe ‘salama’ qui a donné aussi ‘islâm’ mais par la troisième forme du verbe laquelle a un autre sens que paix : soumission. Ainsi on fait croire, par une pirouette qui est une faute linguistique, qu’islam veut dire paix. C’est une bonne tactique pour masquer le piège de l’islam qui est en régime sévère de soumission à Dieu, et donc de manque grave de liberté pour lui-même et pour les autres. Musulmans et non-musulmans peu courageux s’installent alors dans l’affectif qui est le masque fondamental idéologique entretenu : il faut de ‘l’empathie’ ! Tous ceux qui donneraient l’impression d’attenter à cette empathie convenue sont forcément qualifiés d’antimusulmans. Le piège est bouclé. Tout le monde est prisonnier.

- 3 Moh-Christophe Bilek. C’est dans ces années-là aussi que je découvre le courant appelé dialogue «islamo-chrétien», à tort selon moi parce qu’il est surtout catholique; est-ce que je me trompe?

Père François Jourdan Le mot ‘dialogue’ a été lancé par le pape Paul VI dans son encyclique ‘Ecclesiam suam’ (Août 1964). Et il est bon car pour les chrétiens Dieu Lui-même est dialogue dans la Trinité... Et Il l’est fortement avec les êtres humains dans le cadre génial de l’Alliance biblique, institution unique dans l’histoire des religions par la relation non fusionnelle ni dominatrice mais aimante avec Dieu. Dans cet esprit le Concile Vatican II a ouvert une attitude positive vers les non-chrétiens. C’est lui qui a pris l’initiative qui est magnifique au sortir du temps de la colonisation souvent marquée par le mépris et la domination, même s’il y a eu aussi un développement technique nouveau pour les colonisés. Avec son manque théologique de liberté qui l’a bloqué depuis tant de siècles, l’islam n’est pas du tout prêt au dialogue, mais il ne peut pas le dire. Alors on comprend que les musulmans s’en sorte en essayant de faire bonne figure. Ils ne peuvent décemment pas être contre, … de là à être pour… Ils n’en ont pas la liberté.

-4 Moh-Christophe Bilek. Venons en à sa naissance: quand et autour de qui s’est organisé ce dialogue islamo-chrétien? Plus précisément:

- Dans quel contexte est né le SRI ?

Père François Jourdan Le SRI est né de l’histoire française coloniale. Pendant la guerre d’Algérie de généreux groupes de soutien aux travailleurs migrants s’étaient mis en place dans l’Eglise de France. La Pastorale des Migrants peu à peu, notamment après la paix (1962), prit conscience que ces migrants avaient une religion : l’islam. Dans la foulée du Concile et de la création au Vatican du ‘Secrétariat pour les non-chrétiens’ qui deviendra le ‘Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux’ (CPDI), en 1974 la Conférence des Evêques de France créa le SRI, avec le rôle important de Mgr Huyghe, évêque d'Arras,engagé avec les migrants. Le premier responsable en fut le P. Michel Lelong, puis le P. Michel Serain, avec les P. Michel Reeber et Roger Michel, la Sr Jeanne Pernin, le P. Gilles Couvreur avec qui j’ai travaillé six ans, le P. Gwénolé Jeusset, le P. Jean-Marie Gaudeul et le P. Christophe Roucou aujourd’hui. Ce faisant l’Eglise de France était en avance sur l’ensemble des autres pays sur ce point.

- Quelles sont les raisons qui ont conduit à ne pas adopter "Services des Relations avec les Musulmans" au lieu de l'actuel "Services des Relations avec l'islam"? En effet les relations avec une religion sûre de sa supériorité sont pleines de pièges, surtout avec le devoir de taqqiya en dar al Harb.

Père François Jourdan C’est un fameux débat. Bien sûr aucune religion n’existe : il n’y a que des adeptes des religions ! Mais en fait, ces adeptes concrets n’en sont pas moins sur une même route qui les façonne, et en particulier dans les religions à règles comme l’islam, surtout s’ils manquent de liberté. Ils sont enserrés. C’est bien aussi l’islam que l’on rencontre en eux et qu’il faut faire bouger avec les modernisants qu’il a parfois dans ses communautés. Doit-on choisir avec qui dialoguer ? L’expérience montre qu’avec des musulmans qui ne veulent même pas un dialogue diplomatique, la question ne se pose pas. Par contre les modernisants nous faciliteraient la tâche; mais ils sont mal vus de la majorité traditionnelle, et du coup les instances de dialogue, tout en les encensant, ne veut pas risquer de se couper de la majorité, et donc en réalité reste à distance. Donc relation avec les musulmans : cela dépend desquels.

-5 Moh-Christophe Bilek. La notion de "Dieu Commun" est récurrente dans le dialogue islamo-chrétien. Elle en est devenue le socle. On y associe les termes "religions du Livre", de "religions abrahamiques". On confond Îssa et Jésus, etc. Votre livre "Dieu des chrétiens. Dieu des musulmans" s'est exprimé clairement sur cette question, ce qui lui a valu des réactions peu sympathiques. A quoi peut-on attribuer de telles erreurs? L'ignorance? L'aveuglement? Votre livre donne une explication en parlant d'ambiance affective et de bienveillance relativiste dans les relations avec l'islam. Page 184 il dit "une relation trop affective masque un refus du dialogue". Voyez-vous d'autres raisons à cette situation? Quel rôle a pu jouer Massignon dans l'orientation du dialogue actuel?

Père François Jourdan Je crois que les mots ‘commun’ et ‘comme’ sont liés à l’affectivisme dont j’ai déjà parlé, qui est une réaction psychologique et une tactique par manque de courage et de liberté devant la peur. Car ce n’est jamais ‘comme’, même si ça paraît se ressembler parfois, comme en islam où tous les mêmes mots ont en réalité un autre sens, d’où la confusion générale qui règne dans nos rencontres. De plus il faut renoncer à l’illusion affective qu’il serait nécessaire d’avoir obligatoirement des choses en commun pour dialoguer. Le dialogue n’est pas d’être ou de devenir d’accord, mais de se comprendre en vérité pour mieux vivre ensemble. Il nous faut donc bannir ces mots menteurs de ‘comme’ et de ‘commun’. C’est même faire honneur à l’autre que de tenir compte de son altérité qui apparaît le plus clairement dans nos différences. On ne peut prétendre aimer l’autre, notre prochain, sans être vrai avec lui. En fait nous avons peur de nos différences parce que nous sommes en retard de compréhension profonde théologique sur elles, et cela nous ne voulons pas le voir, et donc cela va durer et nous bloquer encore un bon moment. Deux raisons majeures de ce retard de compréhension sont la confusion fondamentale qu’est le Coran opaque, même en arabe, et donc la difficulté à comprendre l’islam; et que les islamologues ne sont pas théologiens, et les théologiens ne sont pas islamologues, et que nous ne travaillons pas assez en interdisciplinarité (mot pourtant à la mode en université !). Il y a donc une incompétence inconsciente des théologiens sur l’islam et une incompétence inconsciente des islamologues en théologie. Beaucoup de confusions n’ont pas encore été vues, ou si elles sont vues on les cache par peur. L’exemple de Louis Massignon est typique. Il n’était pas théologien et il n’a pas vu que l’Abrahamisme apparent du Coran est trompeur : comme le disait le P. Michel Hayek, l’islam est un adamisme, non un abrahamisme. Le prophétisme coranique commence en effet avec Adam et n’a rien d’historique mais au contraire il est mythique et donc d’une autre nature que le prophétisme biblique. Quand Massignon parlait du Coran comme d’une ‘version arabe de la Bible’, l’erreur est énorme. Massignon a aidé à un climat fraternel nouveau au temps même de la colonisation, ce qui fut courageux. Son apport dans la connaissance de la mystique islamique (soufisme) est important. Il a sûrement pour une part préparé l’engagement du Concile sur la voie du dialogue. Aujourd’hui, beaucoup continuent à propager des erreurs doctrinales, pour plaire dans le dialogue diplomatique, comme le tronc commun des religions abrahamiques ou la création de l’homme à l’image de Dieu… Bien sûr qu’il n’y a qu’un seul Dieu, mais il n’est pas pour autant le même pour chaque monothéisme, et nous avons à nous respecter sur ce point. La preuve qu’on est dans l’idéologie, c’est lorsque nous acceptons, chrétiens et musulmans ensemble, de nier cela pour se croire plus proches l’un de l’autre. Il y a ici un irrespect convenu et affectionné par les deux parties, et on appelle cela du dialogue, et on fait la leçon aux autres ! C’est indéfendable.

- 6 Moh-Christophe Bilek. Quand un prêtre propose à ses paroissiens de participer à la construction d'une mosquée comme exercice de carême (alors que les chrétiens persécutés ont besoin d'une aide urgente), quand une revue d'un monastère du Sud-ouest dit: "l'Islam est une religion de cohabitation avec toutes les religions et toutes les ethnies, comme elle l'a prouvé maintes fois depuis la venue du prophète", et fait une vibrante apologie de l'islam, s'agit-il seulement de naïveté?

Père François Jourdan. C’est un parti pris très clair d’occulter une part massive de la vérité concernant l’attitude coranique de Dieu qui est dominateur, comme le dit maintenant courageusement Abdennour Bidar en France. A son image, l’islam se doit d’être dominateur, comme le dit le Coran lui-même (48,28). Ce parti pris est la conséquence de la peur et du manque fondamental de liberté dont j’ai parlé et qui font partie de la trame de base en islam. Ce parti pris peut aussi donner une gratification à bon compte de pouvoir se dire : au moins moi je suis ouvert à l’autre ; je ne suis pas comme ces antimusulmans qui manquent d’empathie. Je crois aussi qu’il y a un problème de lucidité interculturelle : la mentalité française aime la clarté, et donc a tendance à prendre au premier degré les propos qu’elle entend, notamment des musulmans. Elle se laisse impressionner facilement par la sincérité des propos. En fait nous n’avons pas la même compréhension ni de la vérité ni du statut de la parole. Le petit français se laisse prendre comme un bleu. Il n’est pas prêt à l’interculturel. Sans parler de l’opportunisme coranique (47,35) qui imprègne la mentalité islamique : quand on n’a pas le pouvoir, temporisons ; mais quand on l’aura on ne se gênera pas. « Sois dur » précise le Coran (9,73.123). Les enfants de famille musulmane le répètent parfois dans nos écoles. Malek Chebel ne se prive pas de dire publiquement, comme Qadhdhâfî, que dans quelques années l’islam sera majoritaire en France.

-7 Moh-Christophe Bilek. Parlant de Mahomet, Saint Thomas d'Aquin dans "La Somme Contre les Gentils" (chapitre 6 du Livre Premier, Deo de Deo) conclue ainsi: "C'est donc chose évidente que ceux qui ajoutent foi à sa parole, croient à la légère". Le rappel de ceci à certains thomistes, qui défendent le dialogue actuel, leur fait dire qu'il faut lire ces textes avec"un minimum de sens historique". On peut voir là une difficulté: soit ce que dit le Docteur Angélique est contestable, soit ce qu'il dit est exact, et indépendant du contexte historique. Qu'en pensez-vous?     

Père François Jourdan. Ce n’est parce que c’était le temps des croisades que St Thomas d’Aquin a dit cela. Invalider ses propos par ce contexte me paraît très largement abusif et tendancieux. Car il argumente sur le fond de la facilité attractive de sa doctrine, notamment par la non-sainteté du fondateur (prophète armé, harem sans limite…) et par la contradiction avec la Révélation biblique qu’il rejette et déforme, interdisant la liberté d’accès à la Bible. Pour moi, Thomas d’Aquin confirme ce que je disais sur le manque grave de liberté, lié à une vision dominatrice de Dieu : c’est effectivement croire à la légère, car sans liberté profonde. Et je me garde bien de juger les musulmans contraints d’agir ainsi, ni de déclarer que l’islam n’est pas une religion parmi les religions du monde. On me rétorquera que du temps de la Chrétienté et des sociétés traditionnelles la liberté n’était que bien limitée par rapport à ce qu’elle est aujourd’hui en Occident. Et en effet j’accepte le contexte d’aujourd’hui comme différent. Mais cela n’occulte pas les bases de liberté demandées par Jésus dans la relation d’amour qu’il mène à son accomplissement. Les conversions dans les premiers temps de l’Église sous l’empire romain païen étaient à l’évidence dans la liberté intérieure personnelle. Aucun thomiste ne pourrait nier pareille chose. Et les thomistes n’ont pas le monopole du dialogue : nous y sommes même tous appelés du fait que, dans notre foi chrétienne, Dieu est dialogue. La maladie actuelle du dialogue, et le fait que le dialogue ne soit pas facile, ne nous autorisent pas à y renoncer. Il reste un devoir théologiquement fondé par notre vocation chrétienne et notre vision de Dieu.

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Commentaires
Par Muhend-Christophe Bibb le samedi 21 mai 2011 08:35
Les commentaires un peu long seront repris dans le Forum où il est plus aisé d'y répondre. Ainsi en a-t-il été de celui de Yona Noun, transféré d'ici au Forum "chrétien". Merci pour votre compréhension.

le dimanche 5 juin 2011 14:10
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le dimanche 12 juin 2011 05:50
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par Notre Dame de Kabylie le dimanche 6 mai 2012 10:39
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par Notre Dame de Kabylie le vendredi 30 mai 2014 13:26
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par Notre Dame de Kabylie le vendredi 10 juin 2016 05:57
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