Persécutions des chrétiens en 2009-début 2010: un effrayant bilan
Une recherche via Google avec les mots clés français "persécutions chrétiens" donne 276.000 liens. Sur la base des mots anglais "christians persecutions" on obtient 4.860.000 liens.
Sur le site http://www.drzz.info/article-22535284.html Michel Gurfinkiel note (05/09/2008): "La principale population de réfugiés, au Proche-Orient, ce ne sont pas les Palestiniens musulmans, victimes de la première guerre israélo-arabe en 1948, ni même les Juifs des pays arabes et d'Iran, contraints à un exode symétrique entre 1945 et 1979, mais les chrétiens de culture arabe, araméenne, arménienne ou grecque. Près de dix millions de ces derniers ont en effet été amenés à abandonner leur foyers ou à émigrer depuis la Première Guerre mondiale : le rapport, avec les réfugiés musulmans de Palestine (un demi million d'âmes à l'origine) est donc approximativement de vingt à un; avec les Juifs des pays d'islam (près d'un million d'expulsés),il serait environ de dix à un".
Pour les années 2007-2008, l'Aide à l’Eglise en Détresse (AED) a analysé le phénomène de la persécution des chrétiens dans un ouvrage intitulé « Persecuted and Forgotten ? A Report on Christians Oppressed for their Faith 2007/8 » (« Persécutés et oubliés ? Un rapport sur les chrétiens opprimés pour leur foi 2007/8 »). Cette recherche révélait une intensification, des violences contre les chrétiens dans 17 des 30 pays examinés.
Le directeur de l’AED au Royaume-Uni, Neville Kyrke-Smith, dénonçait la gravité de la situation des chrétiens: "Ce rapport montre que les chrétiens sont aujourd’hui les plus persécutés au monde. ... Les personnes sont conscientes que notre planète connaît un nombre considérable d’abus concernant les droits de l’homme, mais ne savent pas toujours que des millions de chrétiens sont privés de leurs droits. … La situation empire car elle échappe largement à l’attention des médias, a-t-il expliqué. Nous souffrons d’une sorte de ‘politiquement correct religieux’, ce qui revient à dire que parler de persécutions contre les chrétiens n’est pas acceptable aujourd’hui pour les médias laïcs, ces derniers ne croyant parfois même pas aux faits qui leur sont rapportés"
"Persecuted and Forgotten ?" a eu le soutien du cardinal Cormac Murphy-O’Connor, archevêque de Westminster, et du cardinal Keith O’Brien, archevêque de St. Andrews et Edimbourg (Ecosse). Le cardinal Murphy O’connor estime que "nous avons tous beaucoup à apprendre du courageux témoignage de tous ces chrétiens persécutés pour leur foi" et que "nous devrions réfléchir à la manière dont nous pouvons exprimer notre solidarité à de tous ceux qui ont besoin de nos prières et de notre soutien".
De nouveau l'année 2009 a été marquée une progression des violences antichrétienne. 2010 ne s'annonce pas meilleure: pour moins d'un mois du début 2010 le site http://www.christianpersecution.info/ note 20 cas de persécutions entre le 7/01/10 et le 04/02/10.
Les associations coptes d’Europe et de France ont dénoncé avec force et indignation les attaques sanglantes à répétition dont les Coptes d’Egypte sont les cibles choisies depuis de trop nombreuses années, en particulier en 2009. L'association "Dialogue entre orthodoxes et orthodoxes orientaux" avait organisé une manifestation de soutien aux chrétiens coptes d'Égypte le dimanche 6 décembre 2009 à 14h30, place des droits de l'Homme à Paris. Elle n'a réuni qu'un faible nombre de participants essentiellement des coptes.
Sous le titre "Silence on tue" le site http://www.dieu-et-moi.com/actualites/171-denoncons-la-persecution-anti-chretienne-des-islamistes.html note que "les pires crimes sont commis au nom de l’islam à une échelle qui est, quantitativement, infiniment supérieure à celle des méfaits commis au nom d'autres religions (y compris les fanatiques hindous en Inde, et Sri Lanka)". Il signale les exactions suivantes: pour motif de leur foi, assassinat de 6 chrétiens par les islamistes le 28/08/09, dans la province pakistanaise de Balouchistan, un mois plus tôt le massacre de 8 chrétiens au Pendjab. A Minia en Egypte le conseil villageois musulman à Minia en Egypte a émis le 14 août une fatwa de mort, contre le prêtre copte Estefanos Shehata dont le «tort» avait été de demander un permis pour ouvrir une salle de réunion et de prières dans sa propre maison. En Somalie, en Afghanistan, en Irak, bien sûr, les chrétiens, étrangers ou autochtones, sont ciblés tous les jours par des militants islamistes (on n’y compte plus les victimes chrétiennes dans ces pays). Les législations «anti-blasphème», ou «anti-conversion», sont votées et appliquées dans des pays, tel le Pakistan, qui se flattent par ailleurs d’avoir des bonnes relations avec l’Occident. En «terre d’islam» (dar al-islam), et au Sri-Lanka, les chrétiens ont peur. Donnons plus de détails pour quelques pays.
Atrocités au Soudan: chrétiens enlevés et crucifiés
Le site http://www.france-catholique.fr/Soudan-appel-a-l-aide.html relate (24/09/2009) les faits suivants.
Plus de 20 personnes enlevées, dont sept personnes tuées, littéralement crucifiées, après l'attaque d'une église (septembre 2009). Peu après l’attaque de cette église, située dans la ville d’Ezo, tout près des frontières avec la République centrafricaine et la République Démocratique du Congo (RDC), l’un des jeunes hommes qui avaient été kidnappés a été trouvé mort, attaché à un arbre et mutilé. De ceux qui ont été enlevés, seulement trois ont pu s’échapper et revenir en lieu sûr, le jour suivant, laissant derrière les 13 autres. Puis, moins d’une semaine après, près de la ville voisine de Nzara, six personnes sont tombées dans une embuscade et ont été tuées après avoir été clouées sur des pièces de bois. Ceux qui ont découvert les corps plusieurs jours plus tard, ont indiqué que la manière dont ceux-ci avaient été disposés faisait penser à une grotesque parodie de crucifixion. À cette date, de nouvelles informations faisaient état de l’enlèvement de 12 autres personnes, dans leurs villages, près de Nzara. Les attaques se sont déroulées environ un mois après qu’une équipe de l’AED ait effectué une visite dans le diocèse de Tombura-Yambio, dont une visite à Nzara.
En réponse à ces attaques, Mgr Hiiboro, évêque du diocèse de Tombura-Yambio, a initié trois jours de prières et de jeûne, impliquant les chrétiens de toutes confessions de l’État du Western Equatoria (Sud ouest du Soudan). Mgr Hiiboro a encore décrit comment, le 12 août dernier, des centaines de personnes d’Ezo, qui participaient à la neuvaine de prière marquant la fête de l’Assomption, ont été attaquées par des rebelles, déchirant les vêtements liturgiques, désacralisant l’Hostie et endommageant d’autres biens de l’Église. « Les attaquants ont clairement voulu faire du tort à la population parce qu’ils savaient qu’elle était en prière ». Ensuite les rebelles ont pourchassé le curé de la paroisse d’Ezo, le père Justin, qui a dû courir pour avoir la vie sauve et qui a passé la nuit dans une forêt des alentours, avant de trouver un endroit sûr le lendemain. « Ce qui est arrivé au mois d’août a été un gros choc pour nous », a indiqué l’évêque. « C’était dur d’accepter le fait que nous étions exposés à un si grand risque. Après coup, les gens ont continué à venir à moi avec tant de souffrance dans leurs yeux, me suppliant de faire quelque chose – de leur redonner leurs enfants et petits-enfants disparus ». Voir aussi la vidéo
"Persecuted Christians – Sudan" http://www.youtube.com/watch?v=Klf12SJN7X0&feature=related
Irak: le silence des médias
En réponse à la vague de violence antichrétienne, l'archevêque Jean Sleiman de Bagdad a dénoncé le « silence des médias » concernant la persécution contre l'Eglise en Irak.
Dans une interview à l'agence SIR, le prélat a demandé de « rompre le mur du silence qui entoure l'assassinat des chrétiens à Mossoul et en Irak ».
« L'Etat n'a rien fait », a-t-il reconnu. « Les forces de l'ordre qui travaillent dans les lieux des attaques et des homicides ne voient pas, n'entendent pas, ne parlent pas ».
Pour Mgr Nona, l'Eglise est l'unique espérance pour beaucoup de chrétiens de Mossoul. « La seule chose à laquelle les fidèles adhèrent encore est l'Eglise », a-t-il écrit à l'AED. « C'est pourquoi l'Eglise, représentée par la figure de l'évêque, doit prendre soin de ses disciples et les aider à se sentir en sécurité par sa présence parmi eux ».
Sur le site http://www.missionchretienne.net/actualite/actualite-chretienne,21/des-enfants-chretiens-crucifies-en-irak,2539.html (11/03/2009) "Des enfants chrétiens crucifiés en Irak"
Des militants musulmans crucifient des enfants pour terroriser leurs parents chrétiens et les inciter à fuir l'Irak, s'est fait dire hier un comité parlementaire qui étudie la persécution des minorités religieuses. Depuis le début de la guerre en 2003, environ 12 enfants, certains âgés d'à peine 10 ans, ont été enlevés et tués, puis cloués sur des croix de fortune près de chez eux pour terrifier et tourmenter leurs parents. Le comité a été informé qu'un enfant a été arraché, décapité, brûlé et laissé sur le pas de la porte de sa mère.
Filham Isaac, parlant au nom du Comité de défense des intérêts Ninive, a déclaré au comité des droits de l'homme que les églises chrétiennes d'Irak ont été détruites, des membres du clergé assassinés et les femmes dévoilées ont été violées, ou vitriolées.
Cela fait partie d'une campagne systématique - et très efficace - de nettoyage ethnique des non-musulmans de la région, dit-il. Les chrétiens chaldéens et assyriens, connus sous le nom de Assyro-Chaldéens, ont été autrefois la plus grande minorité chrétienne en Irak. Ils sont aussi les plus anciens, étant les descendants des anciens Mésopotamiens qui ont adopté le christianisme au premier siècle. L'Eglise catholique chaldéenne, l'Église syro-catholique, l'Église syriaque orthodoxe et l'Église d'Orient sont parmi les églises chrétiennes en Irak. Aujourd'hui, environ 300 000 chrétiens, ou un sur trois, sont des réfugiés, a-t-il déclaré.
"Un point critique a été atteint", a dit par la suite Zaya Oshana, collègue de M. Isaac. "Les chrétiens seront bientôt complètement anéantis".
Pakistan: loi "anti-blasphème" et massacres
Sur le site "Zenit" http://www.zenit.org/article-21968?l=french (11/09/2009)
Dans le village de Gojra le 1er août dernier, suite à l'appel contre les chrétiens, lancé dans les mosquées: huit chrétiens assassinés, incendie de 70 maisons après les avoir pillées, deux églises profanées, et passivité de la police. Deux prêtres dominicains du diocèse de Faisalabad, P. Pascal Paulus et P. Iftikhar Moon, ont été les témoins oculaires de ces persécutions.
Le 30 juillet, la violence s'est déchaînée lorsqu'une foule de fanatiques musulmans en colère et armés ont attaqué la colonie chrétienne de Korian, non loin de la petite ville de Gojra, et détruit les maisons après les avoir pillées.
Deux jours plus tard, le 1er août, 8 chrétiens ont péri, brûlés vifs. La foule avait attaqué un groupe de chrétiens, dans lequel se trouvaient trois enfants, trois femmes et deux hommes. Ils ont pillé et incendié 70 maisons de chrétiens, profanant également deux églises à Gojra. La foule en colère a saccagé les maisons, mis en pièces des bibles et autres livres sacrés, détruit les croix, tout dévasté et brûlé. Les chrétiens dont les maisons avaient été incendiées se retrouvèrent sans rien.
La police de Gojra et les autres forces de sécurité n'ont rien fait pour éviter ces faits et ont négligé l'appel lancé contre les chrétiens qui avait été lancé dans les mosquées. La Police est intervenue quand tout était fini et qu'il était trop tard.
Dans ce climat, le père Pascal Paulus considère que le problème majeur auquel sont confrontés les chrétiens est les lois anti-blasphème promulguées en 1991. Au titre de ces lois, toute profanation du Coran est considérée comme une offense et punie par la prison, tandis que toute insulte envers le prophète Mahomet est passible de la peine capitale. Selon le P. Paulus, certains musulmans prennent prétexte d'insultes supposées envers le prophète ou de profanations du Coran, en se fondant sur leurs propres témoignages, pour s'approprier les biens des chrétiens.
Alors que ces populations se sentaient abandonnés, le père Iftikhar Moon a dit à ZENIT que le message de solidarité que Benoît XVI leur a adressé en apprenant la nouvelle les a profondément réconfortés. "Ce message a été pour nous un message de réconfort et d'espérance - à confié le père Moon - car nous avons vu que le chef de l'Eglise est avec nous, parle de nous".
De son côté le site "Asia News" http://www.asianews.it/index.php?l=en&art=16362&size=A, dans un article du 18/09/2009 écrit: "Abolir la loi sur le blasphème pour protéger les minorités. C'est ce qui a été "suggéré" par Salman Taseer, le gouverneur du Pendjab, qui exhorte le gouvernement central à examiner «l'abrogation d'une loi utilisée par les fondamentalistes islamiques pour commettre des crimes et se livrer à la violence". ... Salman Taseer a précisé: "La loi sur le blasphème devrait être abrogée pour protéger les minorités, en particulier devant la montée de la violence et des persécutions contre les chrétiens par des extrémistes. S'adressant aux journalistes lors d'un dîner à Lahore, le gouverneur du Pendjab ajoute que «il y avait un abus de la loi sur le blasphème. C'est ce que je pense. Cette loi devrait être annulée".
Sous le prétexte de présumées profanations du Coran, le Pendjab a connu une escalade dans les attaques contre les chrétiens et leurs lieux de culte, commis au nom de "la profanation présumée du Coran" Le 22 avril 2009, un groupe d'extrémistes a attaqué un groupe de chrétiens à Tias, une banlieue de Karachi, incendiant desmaisons et en blessant grièvement trois personnes. L'un d'eux, Irfan Masih, est décédé trois jours plus tard. Le 30 Juin 30, une foule de musulmans en colère a attaqué des maisons des chrétiens dans le village de Wala Bahmani. Environ 100 maisons ont été détruites, les agresseurs ont également volé des bijoux et des espèces, et détruit le mobilier.
En Juillet 2009, un jeune chrétien, Imram Masih a été longuement torturé par un groupe de musulmans, puis il a été arrêté par la police pour avoir "brûlé le Coran". L'incident s'est produit à Hajwary, district de Faisalabad. Le 30 Juillet, des milliers de musulmans dans Koriyan ont incendié 51 maisons, sous prétexte d'un cas présumé de blasphème.
Le 11 Septembre, nouvelles violences à Sialkot: pour une affaire de blasphème présumé contre Masih Fanish, les musulmans ont attaqué l'église locale et certains bâtiments, un chrétien âgé de 20 ans a été arrêté. La nuit du 14 au 15 Septembre, le jeune homme a été retrouvé mort par des gardes, un suicide apparent, mais les signes de torture présents sur tout le corps indiquent que le jeune homme est mort de violences subies dans la cellule.
Nigéria
Le site http://journalchretien.net/article17944.html relate (25/01/2010) les faits suivants.
Les corps d’au moins 150 victimes des violences survenues entre chrétiens et musulmans à Jos, dans le centre du Nigéria, ont été retirés de plusieurs puits. Selon un dirigeant musulman, Mohammed Tanko Shittu, d’autres dépouilles continuent d’être localisées. Samedi, l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a déclaré que certaines des victimes avaient été brûlées vivantes.
On chiffre maintenant à plus de 200 morts le bilan des affrontements qui ont duré quatre jours entre milices armées de machettes, couteaux et armes à feu, qui s’en sont pris à des centaines de personnes. Selon la Croix-Rouge, au moins 17 000 déplacés se sont réfugiés dans des écoles, casernes et hôpitaux. Des milliers d’entre eux n’osent toujours pas réintégrer leurs domiciles.
On ignore l’origine exacte des violences, mais Jos connait depuis des années de vives tensions entre chrétiens et musulmans. Il s’agissait de la quatrième vague de violence mortelle dans la ville en dix ans. Le ministre de la police, Ibrahim Yakubu Lame, en a rendu responsables, sans les nommer, «des individus haut-placés dans la société» qui, selon lui, exploitent l’ignorance et la pauvreté des populations au nom de la religion. L’ambassade des États-Unis au Nigéria a appelé le gouvernement à poursuivre en justice les responsables des violences.
Sri-Lanka et Inde
Le 6/12/2009, un groupe de plusieurs centaines d'individus armés de bâtons et de sabres a pris d'assaut l'église catholique Notre-Dame de la Rose mystique à Crooswatta, dans la paroisse de Kotugoda, à Ja-Ela, à quelques kilomètres au nord de Colombo, alors que venait de s'achever la messe de 7h du matin, (fait rapporté le 8/12/2009 par «Eglises d'Asie», l'agence des Missions étrangères de Paris). Le groupe, constitué de bouddhistes extrémistes, a saccagé l'édifice, brisant les statues, l'autel et tout le mobilier liturgique avant de s'en prendre au curé de la paroisse, le P. Jude Denzil Lakshman, qui essayait faire fuir les fidèles. Le prêtre, attaqué au sabre, n'a eu la vie sauve que grâce à l'intervention d'un jeune paroissien.Les assaillants ont également incendié la voiture du prêtre ainsi que plusieurs véhicules dont la plupart étaient des motocyclettes appartenant à des familles pauvres. Blessés, plusieurs paroissiens ont dû être transportés à l'hôpital. La réaction de la police a été quasi inexistante.
Sur le site http://www.christianweek.org/stories.php?id=686
Greg Musselman de l'association "La Voix des Martyrs" (VOM) indique que 80 pour cent de chrétiens du monde entier (plus de deux cents millions de personnes) vivent sous une certaine forme de persécution: discrimination, violences à cause de leur foi, par exemple ne pas être en mesure d'obtenir certains emplois, ou une éducation appropriée, tortures, bastonnades, leurs enfants étant enlevés, ou même assassinés. Des dizaines de milliers de personnes meurent chaque année pour le Christ.
Récemment, Musselman avec d'autres membres de VOM ont visité l'État indien d'Orissa, où des milliers de chrétiens vivent dans des villages de tentes, chassés de leurs foyers par les militants hindouistes. Musselman estime à environ 2400 les maisons chrétiennes détruites, et à au moins 260 les églises incendiées. Environ 100.000 personnes ont été déplacées à cause des violences antichrétiennes, et beaucoup de femmes ont été violées ou battues. Musselman ajoute: "Dans certains cas, l'hôpital refuse de les soigner, car les militants hindouistes menacent les médecins et les infirmières".
Bien que le bilan officiel soit de 67 morts, Musselman croit centaines ont de chrétiens ont péri. "Pour certains leurs foyers sont encore intacts, mais ils doivent se convertir à l'hindouisme, pour rentrer chez eux. La triste réalité est que certains l'ont fait."
De nombreuses personnes déplacées doivent maintenant marcher sur des kilomètres pour obtenir de l'eau potable, parce que les puits à proximité de leurs maisons sont gardés par des militants hindouistes. Voir ausi les vidéos:
"Christian Persecution in India - Orissa is Burning" http://www.youtube.com/watch?v=b4UjmmFToJk&feature=related
"Orissa - Christians Persecuted" http://www.youtube.com/watch?v=vtiscd4yVWU&NR=1
"Persecuted Christians in India" http://www.youtube.com/watch?v=-In_4gKEoTM
Egypte
http://www.indignations.org/persecutions/index.php/2010/01/06/88-egypte-fusillade-contre-une-eglise-copte-7-morts
La communauté copte (chrétiens orthodoxes d'Egypte) a été la cible d'une fusillade à l'arme automatique dans le village de Nagaa Hammadi, dans le gouvernorat de Qenaen, en Haute-Egypte, le 06/01/2010, alors que les fidèles sortaient de la messe de minuit de la fête de Noël qu'ils célèbrent le 7 janvier (jour de l'Epiphanie). La fusillade a fait sept morts, dont six parmi les fidèles et un policier, ainsi qu'une dizaine de blessés.
"Nous avons terminé la messe à 23H00 (21H00 GMT) et je me suis dirigé vers l'évêché, où j'ai vu un homme à bord d'une voiture en train de tirer à l'arme automatique contre tous les coptes qui passaient devant le bâtiment de l'évêché", raconte Anba Kirolos, évêque de Nagaa Hamadi. L'homme "a ensuite continué à tirer dans les rues de la ville sur les coptes".
L'évêque Anba Kirolos a déclaré que "l'auteur de ce crime est connu et fiché" par la police et "aurait dû être arrêté", mais bénéficiait de protections de la part de personnalités proches du Parti national démocratique (PND au pouvoir). La communauté copte dénonce régulièrement le "laisser-faire", sinon la protection des coupables, de la part des autorités égyptiennes censées la protéger.
Depuis, les incidents – autour de projets de construction d'églises ou de rumeurs de "conversions forcées" à l'islam – se sont multipliés, provoquant un repli de la communauté chrétienne, son émigration ou sa radicalisation.
Sur http://droitshomme.suite101.fr/article.cfm/grippe_a_et_persecutions_religieuses_en_egypte "Grippe A, et persécutions religieuses en Égypte"
Depuis le mois de mai, les autorités égyptiennes ont ordonné l’abattage de tous les cochons du pays. Cette décision a été prise sous le prétexte de prévenir la « grippe porcine », dite « grippe A ».
Or, depuis le début, des scientifiques du monde entier (ceux de l’Organisation Mondiale de la Santé, notamment) ont prouvé qu’il n’y a aucun lien entre les élevages et le virus, et qu’il n’y a aucune propagation possible de l’animal à l’homme; et que, s’il y a contamination, elle ne peut s’effectuer que d’homme à homme, et même, comble de l’ironie: d’homme à animal.
On ne fera pas l’injure aux Égyptiens de ne pas avoir conscience de l’aberration de cette hécatombe (du grec hecaton – cent – et bous – bœufs : sacrifice de cent bœufs) qui s’effectue en outre dans des conditions d’une très grande cruauté pour les bêtes, tuées à coups de barres de fer, quand elles ne sont pas aspergées de produits chimiques qui ne les font pas succomber avant trois-quarts d’heure d’agonie.
Cette mesure coercitive s’appuie essentiellement sur la volonté de porter un coup fatal à la minorité chrétienne de ce pays, en la coupant d’un de ses rares moyens de subsistance. Les douze millions de coptes d’Égypte, convertis au christianisme dès le Ier siècle, sont en effet les seuls à vivre de ces élevages porcins.
Sur http://fr.novopress.info/40630/egypte-nouvelles-persecutions-anti-chretiennes/
27/11/2009 – 12h30 – La communauté chrétienne copte d’Egypte est encore sous le choc de la violente attaque musulmane organisée dans la province de Qena (sud de l’Egypte) le week-end dernier. Des bandes islamiques de l’Institut Al-Azhar de Farshoot ont incendié des commerces appartenant aux Coptes. Un prêtre, Benjamin Noshi, a eu le crâne fracassé.
Des persécutions courantes en terre d’islam, notamment en Egypte: en mai 2009, une jeune femme a été enlevée et convertie de force à l’islam. Il y’a quelques mois, des Coptes ont été massacrés sur la rive du Nil alors qu’ils revenaient d’une messe.
Sous Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, les violences en tout genre (de l’attentat à la bombe au viol en passant par le pillage) se sont multipliées, favorisant l’exode des Coptes vers la Grande-Bretagne, le Canada et les Etats-Unis. Cette communauté martyrisée par l’islam ne serait plus représentée que par cinq millions de personnes en Égypte.
Toutes ces exactions sont la suite de bien d'autres notées sur le site http://www.orthodoxie.com/2006/05/soutien_aux_cop.html
On peut constater que depuis les années 1970 les coptes ont subi des violences particulières, et à maintes reprises, lorsque leurs églises, leurs magasins, pharmacies, bijouteries ont été saccagés, parfois même brûlés; des coptes ont été kidnappés et même tués et ils subissent maintes vexations dans la vie quotidienne, non seulement récemment à Alexandrie en avril 2006 et en octobre 2005, mais aussi auparavant, par exemple, au nord du Caire : à Al-Khanka en 1972 et à Al-Zawiya al-Hamra en 1981. Et aussi ailleurs en Egypte, en particulier dans les régions de Minya et d’Assiout.
Le 2 janvier 2000 dans le village d’al-Kosh au sud de Souhag, 21 Coptes furent tués. En 1994 trois Coptes laïcs et deux moines furent tués à la porte de l’entrée du Monastère de Moharaq.
On kidnappe des jeunes filles coptes pour les marier de force à des non chrétiens. En septembre 1981, 150 coptes furent arrêtés et emprisonnés parmi eux 8 évêques et 13 prêtres coptes et surtout le patriarche copte Shenouda fut mis en résidence surveillée et il n’eut pour ainsi dire plus de contacts pendant plus de trois ans (jusqu’en janvier 1985) avec les millions de fidèles dont il est responsable en Egypte et à l’étranger.
En octobre 2005 un frère musulman attaque une diaconesse copte sur les marches de l’église à la sortie de la liturgie: elle reçoit quatre coups de couteau dans le dos et un dans la poitrine ; après trois interventions chirurgicales elle s’en sort miraculeusement et elle est vivante. Le 14 avril 2005 plusieurs musulmans attaquent à nouveau des coptes dans leurs églises à Alexandrie, toujours avec des couteaux: plusieurs coptes sont blessés, dont certains grièvement et l’un succombe à ses blessures. Mais il n’y a pas que la crainte d’être attaqués corporellement : il y a aussi des pressions morales. Par exemple, des pressions de toutes sortes sont faites sur les coptes pour se convertir à l’Islam, et ceci dès l’école enfantine.
Aujourd’hui les coptes vivant en Egypte ont peur pour leur avenir et celui de leurs enfants. Ce sont pourtant des citoyens ‘modèles’ qui n’ont jamais eu d’actions politiques négatives ou violentes, qui sont au service de leur pays parce qu’ils aiment leur pays, l’Egypte.
Les sites http://italiancatholic.blogspot.com/search/label/Coptic%20Persecution et http://www.compassdirect.org/english/country/egypt/ (Agence Compass spécialisée dans le traitement de l’information concernant les persécutions religieuses à travers le monde) donnent d'autres cas de persécutions des coptes en Egypte.
Autres pays
Il serait trop long de relater toutes les exactions antichrétiennes dans les pays notés ci-dessus, et aussi celles des autres pays. On trouvera leurs descriptions sur le site de l'Agence Compass, spécialisée dans le traitement de l’information concernant les persécutions religieuses à travers le monde http://www.compassdirect.org/ . La colonne de gauche de la page d'accueil donne l'accès à chacun des 32 pays ayant fait l'objet d'une enquête. Le site http://www.christianpersecution.info/ est aussi une source précieuse d'information. En particulier l'article http://www.christianpersecution.info/index.php?view=7314 mentionne une amplification des violences antichrétiennes depuis Noël 2009 dans le monde arabe, en Asie et en Afrique. L'un des liens ci-dessous donne accès à beaucoup d'autres vidéos sur les persécutions.
"Christians are being persecuted worldwide" http://www.youtube.com/watch?v=Klf12SJN7X0&feature=related
"Persecution against Christians Part "1" http://www.youtube.com/watch?v=xFzEboG70mc&feature=related
"It is not just muslims that persecute christians ..." http://www.youtube.com/watch?v=C5ig1ayurEg&NR=1
Pour terminer le témoignage émouvant d'une marocaine convertie au christianisme vivant au Royaume Uni http://www.youtube.com/watch?v=Qd5fk20naM4, et la magnifique voix de Sœur Marie Keyrouz, voix du christianisme du Moyen Orient http://www.youtube.com/watch?v=LyNFFsmrXaI
Conclusion
En 2006, Benoît XVI a placé le Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux, son principal instrument de communication avec le monde musulman, sous la tutelle du Conseil Pontifical de la Culture. Dans le cadre du dialogue avec l'islam, il s'agissait pour le Pape de privilégier les aspects pratiques, tels qu'amener les autorités religieuses musulmanes à condamner les violences antichrétiennes faites souvent au nom de Dieu, à la reconnaissance de la parité entre homme et femme, à l'égalité des droits pour les non musulmans vivant en terre d'islam, la liberté religieuse, le droit de changer de religion. La référence du Pape est un "dialogue des cultures" orienté vers les répercussions culturelles, et éthiques, résultantes pour les différentes religions.
Le site http://www.zenit.org/article-23353?l=french indique que chaque année 170.000 chrétiens perdent la vie en raison de leur foi, mais donne un signe d'espoir en publiant, le 28 janvier 2010, un article intitulé "Les évêques européens disent « stop » aux violences antichrétiennes. Benoît XVI commence-t-il à être écouté par les institutions catholiques? L'extrait suivant le laisse supposer:
"Le secrétariat de la commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE) se félicite de l'adoption par le parlement européen d'une résolution condamnant les récents attentats contre des communautés chrétiennes en Egypte et en Malaisie. La mort, le 6 janvier dernier, de six chrétiens coptes et d'un policier en Egypte, ainsi que les attaques contre des Eglises et les lieux de culte en Malaisie depuis le 6 janvier, souligne la COMECE dans un communiqué, représentent de « graves atteintes aux droits de l'homme »"
**** Mise à jour du 23/02/2010***
Un motif profonde d'inquiétude cependant: vandalisme et profanations d'églises se multiplient en France, sans réaction des pouvoirs publiques, des médias, de l'opinion publique, si prompts à s'émouvoir quand une mosquée, une synagogue sont l'objet de tels méfaits. A ce sujet, lire la réaction de Mgr Dubost, évêque d'Evry: "Bien plus, à la suite d’un certain nombre de vol et de profanations, j’avais émis l’idée de mettre sur pied une commission « cambriolage » pour visiter les églises, étudier, pour chacune d’entre elles, les dispositions à prendre pour augmenter la sécurité contre le vol, faire l’inventaire de ce qui pouvait être pris et le photographier. On m’a fait savoir que je n’en avais pas juridiquement le droit… et qu’il serait mis en place une commission officielle. Les exactions continuent. Les pouvoirs publics sont donc responsables par leur carence. Personnellement, je n’arrive pas à m’habituer aux profanations… S’il faut hurler, nous hurlerons. Après tout, nous aussi, nous sommes des citoyens".
http://notredamedekabylie.net/Accueil/Informations/tabid/82/articleType/ArticleView/articleId/562/Les-catholiques-sontils-encore-des-citoyens-a-part-entiere.aspx
Dans le même article, lire le cri douloureux du converti Amghar Zik:
"Cette république donc qui nous énonce depuis quelque temps un nouveau comportement à suivre, qui a déjà force de loi: il est interdit de critiquer l'Islam, dans sa doctrine, faute de quoi on sera taxé et condamné pour islamophobie. Ce sont de fait les tenants de l'Islam, aussi incompatible soit-il avec les fameux droits de l'homme, qui doivent être protégés et qui sont victimes, ce qui est proprement incroyable !
CHERS SOEURS ET CHERS FRERES D'OCCIDENT, nous vous prenons à témoins, nous qui venons de ce monde islamique fermé par des diktats liberticides, dont nous nous sommes libérés, grâce à Dieu, mais non sans difficultés; nous qui sommes rejetés par nos familles, vilipendés par l'Oumma musulmane, persécutés et parfois assassinés à cause de notre choix et de notre foi en Jésus Christ; au vu et au su de tous, dans des pays aussi importants que l'Egypte, le Pakistan ou le Soudan et le Nigéria, la liste n'étant pas exhaustive; COMMENT POURRIONS-NOUS avaler cette nième couleuvre, comme le font sans broncher nombre de nos frères aînés dans la foi?
Ils peuvent bien le faire du reste, et nous n'aurions rien à y redire si, par surcroît, ils ne venaient pas exiger de nous, les néo-chrétiens, les ex-musulmans, de nous soumettre au dialogue islamo-catholique qu'ils promeuvent à tout va; un dialogue hypocrite et à sens unique, aux résultats ridicules au bout de 45 ans !
En effet, nous croyions qu'à la table eucharistique nous sommes venus pour partager l'unique victime, qui s'est offerte pour sauver tous les hommes, et voilà qu'on voudrait nous proposer d'autres victimes qui auraient donné leur vie à des peuples, à des pays, à des religions nouvelles? ET BIEN, NON, NOUS N'IRONS PAS A CETTE TABLE-LÀ POUR NOUS Y PROSTITUER ! Nous, à notre baptême c'est à Jésus Christ que nous avons donné notre vie, LUI QUI A OFFERT SA VIE POUR NOTRE REDEMPTION".
Allons-nous à petits pas, à moyen terme, vers la situation des pays mentionnés par Amghar Zik, avec le vote d'une future loi interdisant de critiquer la doctrine de l'islam, pourtant incompatible avec les Droits de l'Homme, sous le prétexte d'islamophobie (http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie)? Ce qui conduirait à l'équivalent de la loi "anti-blasphème" du Pakistan.