"Si vous dites le père se manifeste par l’intermédiaire de son fils donc ce fils est lui-même, donc le père assis à coté de lui-même ? c’est une absurdité.
" Or le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et il s’assit à la droite de Dieu " (Mc 16,19).
663 Le Christ, désormais, siège à la droite du Père
Donc il y a bien un fils qui est différent du père. On ne peut pas envoyer soi même quelque part !"
C’est infiniment moins absurde que la narration et la description vaudevillesques de son «voyage nocturne » sur sa monture «Bollywoodienne » par Mahomet.
Dans la tradition judaïque et biblique s'«asseoir » à droite de Dieu, ou de quelqu’un de très important (Un père ou parent âgé, un Roi, un patriarche ou un prophète par exemple), n’est pas un lieu géométrique, un coté occupé par rapport à ceux-ci mais être l’objet de leur part d’une bénédiction, d‘une «élection » honorifique, valorisante, d’une haute considération, c’est être estimé parmi les élus, les aimés, les honorés, et jouir dans leur cœur et leur estime d’une place de choix, tandis qu’être à leur «gauche » c’est être mis au ban parmi les personnes rejetées, les indignes, les méprisés, les personnes sans valeur ou dévalorisées par leurs actes etc… Ne retrouve-t-on pas cette notion (Les gens de la droite) dans certaines sourates du Coran? Mais cette notion, ton dessein obtus et hargneux, ne te permet pas de la «saisir ». Tu manques trop de «subtilité » et de respect intellectuels. Ce n’est pas en pensant «arabe » et transcrivant en Français ta pensée que tu pourras saisir toute la subtilité, toute l’expressivité, toutes les nuances du parler français, et des mots qui l’expriment…
Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous ses anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare ses brebis d’avec les boucs et il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde….ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges…. " Ev. Mat 31;41
Toutefois le niveau de tes exemples argumentaires prouve que tu fais de profondes recherches sur la «chose » chrétienne que tu y consacres un temps très déterminé, organisé et disponible, que tes recherches sont parfaitement cadrées, encadrées, dirigées et orientées par une équipe de spécialistes dont tu n’es que le maillon déclaré. Mais hélas, tu le fais avec un esprit de djihad, de guerre donc de combat, de prédation, de destruction de l'«autre », le chrétien, et à travers lui du Christ dont le message salvateur porte un sérieux démenti au message coranique …Ta haine et tes sentiments dépités contre les chrétiens ne prévaudront pas contre notre foi en Christ.
"Vous dites: «La Kabylie a été chrétienne et les berbères ont donné à l'Eglise trois théologiens: Saint Augustin (Docteur de l'Eglise), Saint Cyprien et Tertullien. »
Vous n’avez aucune preuve que les berbères étaient des chrétiens, vous et ceux qui chantent votre chanson répètent les même noms."
Je suis Kabyle… Kabyle chrétien, ex musulman né d’une famille musulmane pieuse depuis quelques générations. Fier descendant des irréductibles Imazighen, les Hommes Libres comme ils se définissent, les Seigneurs de l’Afrique du Nord.
Dans mes veines et avec mon sang coule la même flamme chrétienne que celle qui a coulé dans les veines de Monique, d’Augustin, de Cyprien, de Félicie, de Perpétue, de Marcienne et le même feu ardent que celui de Tertullien.
Dans mes veines coulent aussi la même fougue que celle de Massinissa, de Jughurtha, de Takfarinas, de Grégoire (Djerdjer) un redoutable guerrier qui a résisté héroïquement à l‘envahisseur étranger, de Koceyla, de la Kahina, de Fadhma n’Soumer, de Marguerite Taous Amrouche et les mêmes hymnes, les mêmes mélodies, les mêmes poésies qui coulent dans les cascades de notre belle, majestueuse et immortelle Kabylie, et dans les chants de nos mères.
Je suis le fils de ces fiers Imazighen que l’islam barbare a soumis bessif pour un temps mais ne pourra pas soumettre pour des temps, car est venu pour eux le temps d’afficher crânement leur détermination à recouvrer leur destin d’Hommes Libres en Christ. Le printemps berbère en est la prémisse et la promesse. Je te l’affirme véhémentement.
C’est donc en tant que Kabyle chrétien qui sait ce qu’il dit, que je te réponds, cher Djamel.
Pour t’éclairer sur l’Histoire ancestrale chrétienne des Kabyles, donc des Imazighen, Je vais essayer de te donner quelques exemples significatifs qui te rappelleront ce que notre mémoire amazigh a gardé depuis 18 siècles et pour la postérité, ne t’en déplaise:
-- Les croix tatouées sur le front, le cou, les poignets et le visage de nos mères et aïeules, dont les tiennes, concède-le,, sont-ce de simples «ornements » destinés à les rendre plus belles ? Avoue que si c’était le but visé par elles, c’est plutôt raté, c’est moche. Non, à l’origine ce ne sont pas des ornement féminins pour faire «belle », mais d’ultimes signes indélébiles d’appartenance à Christ, de résistance inexpugnable à l’envahisseur et prédateur arabo-musulman, que l’islam et les Arabes ne peuvent éradiquer «bessif » comme il l’ont fait depuis leur invasion de nos contrées,, ou celles des autres peuples, par l’asservissement de notre culture, de notre mémoire ancestrale, de notre fierté, de notre grandeur morale, de notre foi et de notre passé collectif et veut le faire de notre présent et de notre futur…
-- Les ciseaux ouverts en croix au dessus du berceau de bébé.
-- Les langes de Bébé pliés en croix (un pan plié de haut vers le bas, et un pan plié de droite vers la gauche rappelant le signe de la croix que nous faisons face à l’autel dans nos églises.
-- La croix tracée avec de la poudre de cannelle sur le gâteau de semoule grillée au miel (la tommina) ou l’omelette au miel (M’chouwcha coupée en croix, dont image ci après) que nos mères qui viennent d’accoucher offrent à leurs visiteurs(euses).
-- Ce signe furtif de croix tracé au dessus de bébé quand il sursaute.
-- Ce bout de laine rouge (rappelant le sang du Christ), humecté et «collé » au front de bébé s’il a le hoquet.
-- Cet «onguent » dont nos grand-mères induisaient notre front, nos poignets, notre poitrine côté cœur, et nos chevilles ne rappellent-ils pas le sacrement des malades de l’Eglise chrétienne?
-- Bébé n’est-il pas toujours langé chez nous en Kabylie à la manière dont Christ l’a été dans la crèche?
-- Les bijoux frontaux en signe de croix serties de corail et d’émaux.
-- Les croix boulées sculptées sur nos coffres traditionnels et nos meubles berbères ou tissées sur nos tapis par nos mères.
-- Le candélabre à sept branches portant sept cierges allumés qui accompagnait nos jeunes mariées jusqu’au domicile nuptial.
-- nos poteries en terre cuite traditionnelles dont un exemple très frappant en ma possession par héritage de mes arrières arrières grands parents et dont ci-joint la photo: un bougeoir à trois branches dont celle du milieu portant un oiseau (représentant la Trinité chrétienne et symbolisant Dieu le Père, Dieu le Fils et entre les deux Dieu le Saint Esprit sous forme de colombe modelée par nos mères).
-- La «gymnastique » avant de langer bébé et à laquelle se livrent nos mères en traçant avec ses petites menottes le signe de la croix sur son corps, et après l’avoir langé ce signe furtif de la croix qu’elles concluent elles mêmes sur le corps langé de bébé, sont-ce de simples gestes folkloriques de nos mères ou un lointain souvenir de leur baptême en Christ?
-- Le troisième jour après l’enterrement d’un proche, ami, ou voisin etc., nos mères vont se recueillir sur sa tombe, rappelant ainsi le jour de la résurrection de Christ et la visite après le Sabbat par Marie de Magdala et l'«autre »Marie à son tombeau. (Ev. Mat. 28;1). Cette habitude a été initiée en Numidie chrétienne par Monique mère d’Augustin…
-- Le quarantième jour après les funérailles de ce proche nos mères vont encore se recueillir sur sa tombe rappelant encore le jour de l’ascension du Christ ressuscité.
"Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours…
… Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils regardaient et une nuée le déroba à leurs yeux…." Actes des apôtres 1;3 et 9. Ces deux gestes se font dans la foi que, à l’instar du Christ, leur défunt ressuscite symboliquement ce troisième jour et soit élevé au ciel toujours symboliquement ce quarantième jour. D’où leur présence comme témoins autour de la tombe.
-- Sidhi Reppi, Vava Reppi, Seigneur Dieu, Dieu notre Père… Invocations bien chrétiennes de nos ancêtres … Chez les musulmans appelle-t-on al Lah, Seigneur ou Père?
-- Ha léoulïa (ô Saints!), déformation phonétique (ruse parmi bien d’autres qu’ont trouvé nos ancêtres chrétiens amazigh pour contourner l’interdit imposé par les conquérants musulmans) de «alléluia », exaltation bien chrétienne.
Ces quelques exemples n’existent que dans la mémoire kabyle et amazigh ancestrales et n’ont aucun équivalent ailleurs, pas même dans la mémoire occidentalo chrétienne, cela pour te montrer la spécificité bien amazigh de notre mémoire chrétienne.
Cher Djamel cite nous des exemples similaires dans le monde arabe (même chrétien) ou musulman.
Et j’en passe. Ta mère cher Djamel, s’il plait à Dieu qu’elle soit toujours de ce monde, pourra te faire une longue liste de ces signes, gestes et symboles chrétiens encore perpétués, un peu partout en Afrique Amazigh, en Kabylie en tout cas, même si leur sens, leur origine chrétienne et leur souvenir se sont depuis longtemps effacés de leur mémoire collective, de leur instinct de conservation tout en perdurant dans leur subconscient.
La question que je te pose, cher Djamel, c’est comment nos mères connaissaient-elles cette symbolique chrétienne, la reprenaient à leur tour dans la vie de tous les jours et la transmettaient leurs filles, si aucune réminiscence de leur passé chrétien et donc de leur baptême en Christ ne venait s’exprimer à travers leurs gestes?
Bijoux frontaux à la croix portés fièrement par nos sœurs si merveilleusement belles
.
Bijoux kabyle, et gâteau kabyle (m’chouwcha) rompu en croix (tout comme pour la tommina) rappelant le signe tracé sur l’hostie par le prêtre avant la Communion.

Coffre Kabyle décoré de croix boulées. Plat kabyle à la croix berbère stylisée

Les trois poissons multipliés par le Christ. Le poisson est un symbole majeur du christianisme primitif.
Comment nos mères, montagnardes, souvent incultes pouvaient-elles connaitre ce symbole des trois poissons multipliés par le Christ, et le figurer sur leurs poteries? Le berbère Tertullien explique ce symbole: « Nous autres, petits poissons, comme notre Poisson, le Christ-Jésus, nous naissons dans l’eau et nous ne sommes sauvés qu’en demeurant dans l’eau» (De Baptismo 1). C'est le sens des lettres du mot Ichtys (symbole chrétien représentant un poisson, utilisé par les chrétiens pour se reconnaître en période de persécution), qui forment les initiales de la phrase « Jésus-Christ fils de Dieu Sauveur » [I = Iessous (Jésus), CH = CHristos (Christ), TH = THéou (Dieu), Y = hYios (Fils), S = Soter (Sauveur)], et identifient le Christ au poisson.

Bougeoir kabyle en terre cuite représentant le Père, le Fils et entre les deux le Saint Esprit sous forme d’oiseau (colombe)… C’est grossièrement modelé, nos mères ne sont hélas pas Michel Ange
Comment nos mères pouvaient-elles figurer sur leurs poteries le symbole de la Trinité sous forme de bougeoir?
Comment nos vieux artisans ébénistes pouvaient-ils connaitre ces croix boulées bien amazigh et les figurer sur leurs coffres et mobiliers traditionnels?
Comment nos vieux artisans bijoutiers pouvaient-ils connaitre ces mêmes croix et les figurer avec tant d'amour professionnel sur leurs bijoux frontaux?
Dis-le nous cher Djamel.
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