Voilà pourquoi la première Alliance, dans la Bible, prépare et annonce la Révélation ultime de Dieu dans le nouveau Testament : cette Alliance-là concerne tous les hommes, et non plus un seul peuple, sauf que grâce à ce peuple (Jésus dit que « le salut vient des Juifs » en Jn 4,22) l’être d’exception qu’est Marie (statut exceptionnel que lui reconnaît même le Coran) a pu voir le jour. Sans Marie le Fils éternel n’aurait pas pu s’incarner, car Il lui fallait la plus pure des femmes pour cette réalisation ; Marie bien entendu, tout en étant la meilleure représentante du peuple Hébreu, est aussi la plus belle représentante de notre espèce aux yeux de Dieu.
En même temps que « le Fils de l’homme » vient accomplir les Ecritures, Il nous instruit que nous pouvons du statut de créatures passer à celui d’enfants de Dieu par adoption. Le péché étant aboli par le sacrifice sur la croix du Dieu fait homme.
C’est bien sûr parce que Jésus vient conclure la Révélation en attestant qu’Il n’est pas venu abolir mais accomplir les Ecritures (la Loi et les Prophètes) Mt 5,17, que Ses premiers disciples, et nous après eux, ont tout gardé de l’Ancien Testament, qui comporte cependant des passages qui heurtent notre sensibilité, tout comme le Coran, qui en est comme une émanation ; avec un style littéraire différent mais original.
L’adhésion à l’Evangile de Jésus, suppose une autre acceptation : abandonner nos mauvaises habitudes par lesquelles nous resterions esclaves de Satan. D’où la nécessité du repentir ; et, en conséquence, Dieu nous octroie Son pardon dans le baptême. Celui qui reçoit le baptême se reconnaît donc pécheur : c’est une condition incontournable ; aussi nul ne peut s’estimer avoir « mérité » sa place dans le Royaume de Dieu !
Jésus, ce faisant, nous introduit dans son intimité, puisqu’Il nous déclare être ses amis. Néanmoins nous ne prétendons pas tout comprendre de ce qu’il nous a dévoilé de Dieu.
Dans l’Evangile nous voyons ses apôtres tâtonner, recevant à travers leur grille de lecture ses paroles ; l’attitude de Pierre est exemplaire. Nous lui ressemblons beaucoup plus qu’à Jean. Toutefois Pierre a dit cette belle phrase : « à qui irions-nous Seigneur ? Tu as les paroles de la Vie éternelle. » Jn 7, 68 C’était après le discours sur le pain de vie, qui a fait fuir beaucoup de ses disciples ; aujourd’hui encore certains chrétiens ne donnent pas leur adhésion à la déclaration de Jésus « qui mange ma chair et boit mon sang, a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. » Jn 6, 54 Voilà un autre mystère qui dépasse notre entendement.
Comme Pierre, l’immense majorité des chrétiens a fait et fait encore confiance au Seigneur, bien que ceux-ci ne comprennent pas grand-chose aux miracles déployés par Dieu. Le meilleur exemple qu’on puisse donner est comme un patient qui attend, dans la salle d’opération, la venue d’un chirurgien qu’il ne connaît pas mais à qui il fait confiance en s’abandonnant totalement à sa compétence : quels outils il va utiliser, il ne sait pas ; combien de temps il mettra, il l’ignore ; est-il noir, jaune ou blanc ou basané, il n’en a cure pourvu qu’il le guérisse ; est-il marié ou célibataire, gros ou mince, va-t-il opérer seul ou avec un autre, peu lui importe tous ses détails, c’est sa guérison qui est en jeu, voilà tout !
Si les Européens modernes butent sur l’Incarnation et « l’opération du Saint Esprit » en Marie, dont quelques Français font des gorges chaudes, les musulmans, en revanche, focalisent sur la révélation du Dieu Un en Trois personnes, non parce qu’ils ne pourraient pas y croire, mais par opposition anti-chrétienne, inscrite dans le Coran : l’Islam se construit de fait, dès le début, contre le Christianisme. Cependant, de tous les mystères chrétiens, celui de la Trinité (4*) n’est pas le plus difficile à comprendre ; hormis sa profondeur infinie (5*). En effet que y a t il de divin qui ne dépasse pas notre entendement, qui ne soit pas insondable ?
Si donc ils ne comprennent pas, qu’ils se rassurent les chrétiens non plus : toute tentative de rendre claire le mystère de la Trinité est vouée à l’échec ; l’éternité n’y suffira pas, nous le redisons.
Nous faisons confiance à Jésus, et c’est là notre mérite : « heureux ceux qui croient sans avoir vu », nous assure-t-Il justement à la fin de l’évangile de Jean, suite à l’incrédulité de Thomas.
Qu’on n’attende pas de nous une explication logique, s’agissant de Dieu, tant le vocabulaire humain, aux mots incertains, ne peut ni LE décrire ni LE résumer. Heureusement ! La science moderne avoue son impuissance devant les arcanes du cerveau humain, et on demande un exposé sur la nature divine ?
Au demeurant, les musulmans récusent toute logique, quand nous les interrogeons à notre tour sur leur foi : peuvent-ils étayer, par exemple, comment le prophète Muhammad est allé au 7ème ciel corps et âme, sur une monture ailée, pour y discuter avec Allah, après avoir dirigé la prière avec les autres prophètes à Jérusalem ? Ils y croient et ne discutent pas ces points comme bien d’autres.
La Trinité de même ne s’explique pas, ne se démontre pas, on y croit ou on n’y croit pas, tout simplement comme pour l’existence de Dieu.
En effet, est-ce que de dire « Dieu est Un » dispense de toute explication pour l’incrédule ? Quand on dit « qu’Il n’a ni début ni fin », peut-on mettre cette définition dans une formule mathématique pour en calculer la durée ?
On dit que Dieu est sur un « Trône », en quelle matière est-il fait, peut-on le dessiner et savoir s’il a quatre pieds ou simplement trois ?
L’Islam, en effet, avance des assertions graves sur Dieu et des faits accomplis par Muhammad tout aussi graves qui sont acceptées sans discernement !
Il est vrai qu’il est interdit de discuter du Coran ou de Muhammad…
Mais l’aveuglement le plus incroyable est de refuser à Jésus une divinité évidente, que le Coran n’a pu nié en reconnaissant qu’il vient bien de Dieu (sourate 3, 42-47), qu’il a fait des miracles attestant son origine (des signes non contestés par le Coran là encore), tandis qu’un livre écrit de main d’homme, sur du matériel corruptible, avec des caractères parfois non définis, dans une langue incomprise de la plupart des croyants musulmans, viendrait de Dieu ?
On accorde tout crédit à un Muhammad que le livre qu’il apporte ne cite que 3 fois – et encore c’est discuté ! – et pour lequel ni le témoignage scripturaire de la Bible, ni aucun témoin oculaire ne se trouve être garant. Il correspond bien à celui dont parle Jésus au verset 43 du chapitre 5 de l’évangile de saint Jean : « Je suis venu au nom de mon Père et vous ne m’accueillez pas ; qu’UN AUTRE vienne en SON PROPRE NOM, celui-là vous l’accueillerez. »
Trêve de plaisanterie ô musulmans ! Cessez de fuir la vraie question !
Oui, en effet, en lisant les Evangiles pour les discuter, vous faites preuve d’un AVEUGLEMENT comparable à celui des Pharisiens vis-à-vis de Jésus.
Il vous revient de donner, à Dieu, dans votre cœur, après les avoir lus, la réponse à la question posée par le Fils de l’homme à ses disciples (Mt 16,15) :
POUR VOUS QUI SUIS-JE ?
Votre réponse est une affaire entre Dieu et vous.
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(1*) Que celui qui veut méditer sur le temps et la création, s’inspire de saint Augustin pour aller plus avant : livre 11 des Confessions.
(2*) Dans certains passages, en effet, il ne peut s’agir que de l’ange du Seigneur, comme dans Ex 24, 10-11, où il est écrit : « Ils virent le Dieu d’Israël. Sous ses pieds il y avait comme un pavement de saphir, aussi pur que le ciel même. Il ne porta pas la main sur les notables des Israélites. Ils contemplèrent Dieu puis ils mangèrent et burent. »
(3*) Traduit en kabyle cela donne ceci, qui est assez lumineux : ‘LLIΓ D WIN ILLAN’, si bien qu’on peut valablement dire que la lettre L constitue l’élément essentiel du nom divin, qu’on retrouve dans :
- El (et donc dans les prénoms Elie, Elisée, Elizabeth, etc.) ; tous les prénoms comprenant l’expression « serviteur de El », qui se retrouve dans Abdelmoumen, Abdelaziz, Abdelkrim, Abdelkader, Belkacem, Abdelouahab, Abd-Al-rahman, etc.
- Ou Al, tout aussi ancien, que nous avons dans les Hasdrubal, Hannibal, Maharbal …
- Yalla le nom que donne les Touaregs à Dieu, et qui n’est pas une déformation de Allah, lequel précisément comporte aussi le L doublé.
(4*) Lesquels musulmans avalent sans ciller cette énorme « couleuvre » contenue dans le Coran que la Trinité des chrétiens se compose d’Allah, de Jésus et de Marie !!! Sourate 5,116
(5*) Cette profondeur illimitée est remarquablement montrée par l’épisode d’Augustin, en pleine réflexion sur le sujet de son livre (De la Trinité), trouvant sur la plage un enfant, qui s’avérera être un ange, occupé à vider la mer par le trou fait dans le sable…