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EXPRESSION/AWAL

Ce site a été conçu dés le départ dans le but de donner la parole aux convertis venus des traditions musulmanes, qui ont forcément un point de vue différent sur la religion qu'ils ont quittée pour adhérer à Jésus Christ et à Sa Bonne Nouvelle (Èvangile signifiant cela). Toutefois les hérétiques qui s'ingénient à concilier la foi islamique et la foi chrétienne nous évitent, et nous sont même hostiles parce que nous déclarons qu'il faut abjurer l'islam pour être chrétien.

Jésus est venu pour NOUS SAUVER, nous libérer. Mais de quoi? Des ténèbres et du péché, pour faire de nous ses frères et des enfants de Dieu. Assurément la doctrine islamique s'est constituée dés le début contre la Rédemption et ne veut pas entendre parler du Dieu d'Amour. Alors disons-le à tous, car c'est là notre foi : le Christ revient dans la gloire pour juger les vivants et les morts, y compris Mahomet.

Celui qui a entendu prêcher l'Evangile et ne confesse pas que Jésus est Seigneur et Fils de Dieu n'est pas son disciple et goûtera à la colère de Dieu: c'est l'Ecriture qui le dit pas le fondateur de ce site. Quant à ceux, prêtres ou simples baptisés, qui renient le Christ devant les hommes, nous savons ce que Jésus en dit: Lc 12, 8-9

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dimanche 20 février 2005
1- Hommes de peu de foi...
Publié par Muhend-Christophe Bibb le dimanche 20 février 2005 / 08:41 :: 1755 Vues ::Article Rating:: Conversion, baptême et fidélité

Méditation sur notre foi.

maxi_lac-jesus.jpgCertes, force est de constater que nous dérangeons, d’un côté comme de l’autre. Ce terme « nous », recouvre les néo-chrétiens, venus de la tradition musulmane. Qui dérangeons-nous ? D’abord ceux qui professent l’Islam, avec lequel nous avons définitivement rompu, sans rompre avec eux, bien entendu: ils demeurent des frères et des sœurs, que ce soit par la chair, ou potentiellement, puisque, étant sauvés en Jésus Christ, comme nous, il n'est pas impossible qu'un jour ils l’acceptent.
Puis, et c’est une découverte qui ne laisse pas de nous étonner, nous dérangeons beaucoup de frères se disant « chrétiens », chez qui nous ne trouvons pas l’accueil escompté. Ce n’est pas le cas de tous heureusement. Mais nous en sommes peinés et cela nous a poussé à approfondir notre réflexion ; pour arriver à cette conclusion que, finalement, nous les dérangeons parce que nous prenons « au sérieux » les paroles de l’Evangile. Ce sont ces paroles, celles de Jésus Christ, qui font que nous adhérons à Lui et que nous renonçons à l’Islam. Pour nous l’Evangile ne saurait être édulcoré.
Voici donc la première partie de cette réflexion, menée un peu à la manière d’Augustin.


1- Hommes de peu de foi…

Deux questions, Seigneur, nous plongent dans un abîme de réflexion. L’une et l’autre sont anciennes, et reviennent dans la moindre discussion sur Toi, notre Dieu.
Pour certains, qui nous les opposent, elles sont imparables, des arguments massues ; ils nous mettent au défi d’y répondre. D’autres nous les balancent au passage et sont tellement convaincus de notre impuissance à les affronter qu’ils n’attendent même pas notre réponse. Quelques uns sont taraudés par elles et en perdent le sommeil.
À propos de sommeil, Seigneur mon Dieu, je voudrais rappeler ce fameux épisode, rapporté en Mt 8, 26, qui nous informe sur le désespoir de tes apôtres, tandis que tu dormais tranquillement dans cette barque ballottée par les flots, menacés d’être engloutis par le gros vent soufflant à tout rompre, sur le lac de Tibériade. Finalement ils n’en peuvent plus, de peur, et te réveillent ; que leur dis-tu ?
« Hommes de peu de foi… »
Ce que tu leur as dit jadis, tu nous le dis aussi à nous aujourd’hui : hommes timorés et craintifs, hommes de peu de confiance en votre Dieu ! Que se passe-t-il ou, plutôt, que s’est-il passé ?
Le monde médusé, au lendemain de la célébration de ta naissance, constate les dégâts causés par des vagues déferlantes venues des profondeurs océanes, que les autochtones appellent « tsunami ». Immense catastrophe humanitaire : on parle à présent de prés de 300 000 morts. Et aussitôt la question suivante surgie, celle-là des profondeurs de notre cœur : « Où est Dieu dans tout ça ? »
Oui, Seigneur, on te somme de répondre : « où étais-tu ce jour-là ? » Certains sont déjà prêts à porter plainte, contre X, au TPI ou ailleurs. Et ne crois pas que tu vas pouvoir t’en sortir comme ça, d’une pirouette genre « c’est la fatalité », ou c’est « MEKTOUB », comme si tu n’étais pas responsable de ce qui est écrit, depuis toujours. Non seulement responsable, mais coupable de non assistance à personnes en danger, que dis-je, coupable de génocide, or cela est devenu imprescriptible.
C’est qu’ils te traîneraient en justice, sans aucun scrupule, ces gens-là ! Oui, en définitive, ils t’inculperaient illico presto. Emprisonné à vie, toi l’auteur de la vie ! Ou on te condamnerait à mort : après tout on l’a déjà fait une première fois, il y a presque 2000 ans.
Heureusement que, pour ceux-là, tu n’existes pas et qu’ils ne pensent donc pas te citer à comparaître !
Mais bref de plaisanterie !
Que répondre à cette question : « où était Dieu ? » Plus exactement, quelle est la vraie question ? N’est-il pas plus juste de la poser en ces termes : « Pourquoi tant de vies détruites à jamais ? Pour certaines fauchées à la fleur de l’âge ! »
Voici donc la première question posée, clairement et sans détour : si Dieu existe, vrai de vrai, il n’y aurait pas tous ces malheurs !
Autrement dit le lien entre la mort et Dieu est reconnu, établi. L’une dépendant de l’Autre. En effet, qu’il y ait un seul mort ou des centaines de milliers à la fois, le scandale c’est la mort. Au final, depuis que l’humanité existe, ce sont des milliards de morts qu’il conviendrait de dénombrer et de… déplorer. Car nous mourrons tous : à 12 ans, à 50 ans ou à 88 ans ; par accident, de maladie ou de vieillesse ; seuls, en groupes ou par milliers, un mort est un mort, en Inde ou en Patagonie.
Et qu’est-ce que la mort pour les mortels, si bien nommés ? Finalement la mort n’est-ce pas l’absence de vie ? Un être mort, proche ou lointain, cher ou abhorré, c’est quelqu’un qui ne vit plus. La preuve est que nous acceptons plus facilement la mort d’une personne âgée, « rassasiée de jours » [Gn 25,8], à ce point sur le déclin qu’elle n’est plus en mesure d’apprécier ou de goûter les joies de la vie. On dit du reste quelle mène « une vie végétative », ce n’est plus qu’un « légume ». Une telle personne est si proche du stade de non vie, que la société, de nos jours, croit pouvoir s’autoriser, au besoin, à lui infliger un traitement ad hoc pour mettre fin à son quasi-coma…
Nous avons donc cette corrélation : Dieu <> vie <> mort. Mais si cette dernière paraît à l’homme tellement fatale qu’il se contente seulement d’en déférer le terme, la vie, en revanche, continuant à sourdre, comme une source claire et limpide, intarissable, venant du fond des âges, pourquoi ne se pose-t-il pas justement la question de son origine ? Car ou bien Dieu n’en est pas l’origine, ou bien elle procède de Lui.
Voilà la deuxième question : celui qui donne la vie, est forcément celui qui donne la mort ! Il n’est pas concevable qu’il donnât la vie mais pas la mort. Mais alors, pourquoi la donne-t-il pour la reprendre ?

Donc c’est fort à propos que le croyant se sent interpellé par un malheur aussi gigantesque. Voyons donc sa ou ses réponses.
L’une d’elle est celle-ci, résumée par un ami vivant à Djakarta :
"Je suis frappé par la réaction des musulmans à la catastrophe : ils considèrent tous qu'il s'agit d'une punition de Dieu pour leur péchés."
Voici une autre, à l’opposé, celle d’un évêque catholique :
"Il est inexact de dire que le raz-de-marée a été un acte de Dieu, parce que ce n’est pas Dieu qui a provoqué ce désastre. De toute manière, nous pourrions nous demander pourquoi Dieu n’a pas créé un monde plus parfait, parce qu’il comprend tant de souffrances. Nous ne le savons pas. Le mal reste un mystère, mais nous sommes appelés à le combattre, et le mal est seulement une partie de notre histoire."
Entre les deux il y a toute une série d’interprétations, telle celle-ci :
"Dieu n’interfère pas […] dans le cours du monde. Je ne crois pas qu’il soit exact de dire que Dieu "permet" le mal. Dans la souffrance et les épreuves, Dieu souffre avec nous. En la personne de son Fils, il n’a voulu se soustraire à rien de ce qui fait le destin de l’homme, et a enduré nos tristesses et nos angoisses, les endure encore aujourd’hui avec nous."

Est-ce bien ce que Tu nous as enseigné, Seigneur, dans l’Evangile ? Non seulement, Tu n’as apporté aucune espérance, s’agissant de la mort, mais Tu continuerais à souffrir encore ? Tu n’as donc pas souffert une fois pour toute pour nous sauver ? Et Tu ne serais pas non plus derrière les évènements, ni l’auteur de l’Histoire dont Tu subirais, du coup, le déroulement ? Et Toi le Parfait, Tu n’aurais pas fait œuvre de perfection en créant l’Univers, alors que Tu déclaras au sixième jour : « cela est très bon » ?
Pour ma part, je ne suis pas de cet avis, en lisant tes paroles. J’en citerai quatre, pour les méditer à la lumière de cette actualité :
- Lc 12, 4-5 : « Je vous le dis à vous, mes amis : Ne craignez rien de ceux qui tuent le corps et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez Celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, Celui-là, craignez-le. »
- Mt 18, 8 : « Si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de péché, coupe-les et jette-les loin de toi : mieux vaut pour toi entrer dans la Vie manchot ou estropié que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel. »
- Lc 16, 22-24/30-31 : « Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche aussi mourut, et on l’ensevelit. Dans l’Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein… « Père Abraham […] si quelqu’un de chez les morts va les trouver [mes frères], ils se repentiront. » Mais il lui dit : « Du moment qu’ils n’écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus. »
- Mt 22, 32 : « Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob… Ce n’est pas de morts mais de vivants qu’il est le Dieu. »
Dans les deux premières citations, Tu indiques clairement, Seigneur, qu’il y a deux vies, et que c’est la deuxième qu’il ne faut pas perdre : la première ne dépend pas de nous, puisqu’elle nous est donnée sans consultation préalable ; tandis que pour cette seconde vie, rendue possible par Ton œuvre de Rédemption sur la Croix, et l’objet de Ta promesse, Tu ne l’imposes à personne : Tu attends plutôt de nous un accord expresse. Si bien que nous avons dans l’Apocalypse cette phrase : « Alors la mort et l’Hadès furent jetés dans l’étang de feu – c’est la seconde mort cet étang de feu. Et celui qui ne se trouva pas inscrit dans le livre de vie, on le jeta dans l’étang de feu. » [Ap 20, 14-15]
La 3ème citation n’est pas moins claire : dans un cas, Lazare, a une seconde vie heureuse (il est consolé !...), et dans l’autre cas, l’homme riche, qui a eu une première vie joyeuse et sans soucis, est plongé dans les tourments durant une seconde vie, loin du « sein d’Abraham ».
Ce troisième extrait nous ouvre sur le quatrième : la dernière citation, en effet, est explicite, à l’adresse des Sadducéens qui niaient la résurrection des morts. Tu leur affirmes, seigneur, que la vie dans le Royaume de Dieu n’est plus soumise aux contingences de la vie terrestre : plus de mariage et donc plus de sexualité. Et Tu ajoutes, en tirant argument des Ecritures (Ancien Testament), que le Dieu qui se révèle à Moïse sur l’Horeb, affirme qu’Il est « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » ; lesquels étant morts depuis quatre cents ans, le Dieu vivant, l’Eternel, atteste donc à Moïse que ces patriarches sont vivants, bien que morts aux yeux de leurs descendants.
Tu as, du reste, cette conclusion lumineuse, Seigneur Jésus : Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants, de sorte que tous sont vivants pour Lui. En conséquence, pour Toi, notre Dieu, il n’y a pas de morts. Hormis ceux qui le seront, après le Jugement à venir.
Lorsque, moi, le petit frère, je copie dans un fichier X un certain nombre de lignes, éventuellement supprimées, elles n’en sont pas moins présentes sur mon ordinateur, dans un nouveau fichier où je les « colle ». Ce que je peux faire avec des textes, Toi, à plus forte raison, le suprême Ordonnateur, le peux-tu en un clin d’œil, avec tes créatures.
La mort que nous appréhendons, n’est pas une mort, mais un passage vers Toi, la source de la Vie, le Vivant par excellence. Quant à la seconde mort, que Tu nous révèles dans le Nouveau Testament, aucun « mortel » ne la connaît encore. Cependant c’est celle-là que nous devons redouter. Tu nous en avertis encore dans ce passage, Lc 13, 1-5, où par deux fois, relatant deux catastrophes, tu nous déclares : « …si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous pareillement. »

Que signifie « périr pareillement », sinon passer de cette vie à l’autre dans un état de péché, « non repenti », fut-ce au dernier instant comme le Bon larron ? Ce n’est pas la mort brutale, imprévue, qui est pour nous dangereuse, mais la situation dans laquelle elle nous trouve et nous emporte. Ce que l’Eglise appelle « l’état de péché mortel ».
Or voici notre espérance, dont nous devons rendre compte sans concession : si nous devons bien, tous, connaître la décomposition de notre chair périssable, selon la formule biblique, « tiré de la poussière, tu retourneras à la poussière », Dieu nous ressuscitera pour une vie impérissable avec Lui. Selon les parole de Paul à Timothée :
« …cette grâce a été maintenant manifestée par l’Apparition de notre Sauveur le Christ Jésus, qui a détruit la mort et fait resplendir la vie et l’immortalité par le moyen de l’Evangile. » 2Tm 1,10
« Elle est sûre cette parole :
Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
Si nous tenons ferme, avec lui nous régnerons.
Si nous le renions, lui aussi nous reniera.
Si nous sommes infidèles, lui reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même. » 2Tm 2,11-13

Oui, Seigneur, nous sommes tes disciples, et nous avons la faiblesse de croire tes paroles, dont Tu as dit qu’elles étaient éternelles et « qu’il est plus facile au ciel et à la terre de passer, plutôt qu’elles. » Pour nous Tu as définitivement réglé la question de la mort, bien qu'elle demeure détestable, que nous sommes bien loin de pouvoir te louer pour elle, ainsi que ton ami François d'Assise. Mais personne n’en a parlé comme Toi, le Crucifié, Toi le Vivant pour les siècles des siècles !

Et qu’en ce temps de Carême 2005, nous entendions ce rappel :
Convertissez-vous le Royaume de Dieu est proche !
Amen, nekwni numen.

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