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vendredi 11 janvier 2008
LE DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN APRES LA LETTRE DES 138 LEADERS MUSULMANS
Publié par Christian Mira le vendredi 11 janvier 2008 / 18:47 :: 2163 Vues ::Article Rating:: Chronique des évènements du dialogue...

 

 

 

LE DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN APRES LA LETTRE DES 138 LEADERS MUSULMANS 

 

Christian Mira

 

Introduction

Le dialogue islamo-chrétien a connu un changement fondamental avec la déclaration Nostra Aetate du concile œcuménique Vatican II (1962-65). Dans ce texte, tout comme le judaïsme, l'Islam a bénéficié d'une attention très positive (ces religions "apportent souvent un rayon de la Vérité"). En disant aussi que l'Eglise "est tenue d'annoncer sans cesse le Christ", cette déclaration voulait sous-entendre, mais trop implicitement, que ces religions ne sont pas néanmoins des voies de salut. Dans "Vivre avec l'Islam" (Ed. Saint-Paul, Versailles, 1997) Annie LAURENT développe ce sujet, en évoquant certaines ambiguïtés de la déclaration conciliaire, certains effets pervers, et page 173 pose la question: "Comment réaliser l'idéal voulu par Vatican II, lorsque celui que l'on désigne comme partenaire du dialogue n'applique pas le principe de réciprocité?", ceci à propos du sort dramatique réservé aux chrétiens d'Etats musulmans. Page 175, en parlant de l'introduction par Nostra Aetate de l'idée que le pluralisme devait être désormais reçu comme un bien à rechercher, elle ajoute: "Le pluralisme quant à lui procède d'une option philosophique: c'est un a priori qui voit la vérité dans le plus commun dénominateur."

Depuis Vatican II, presque tous les diocèses de France possèdent une structure vouée au dialogue islamo-chrétien, et les ambiguïtés de Nostra Aetate ont conduit à certaines dérives, et à des affirmations surprenantes. C'est le cas du Père Gilles COUVREUR, responsable du Secrétariat pour les relations avec l'Islam (dépendant de l'épiscopat de France) sur la parité des Révélations (cf. "Vivre avec l'Islam" pages 178-179), et du Père Dupuis, professeur à l'Université Grégorienne (la principale université vaticane), qui célèbre "l'autorévélation divine du prophète Mohammed", (cf. son livre, paru en 1997 aux Éditions du Cerf, sous le titre significatif : "Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux"). Malheureusement cette situation amène certains évêques et prêtres, thuriféraires d'un dialogue sans contrepartie, à renoncer à leur mission d'évangélisation, et à rejeter les demandes de baptême venant de musulmans (car un religieux musulman refuserait de parler avec les complices du plus grand des crimes pour l'islam: l'apostasie). Sur ce sujet, le paragraphe "Raison d'être de l'association" de la rubrique "Objectifs" du site Notre-Dame de Kabylie mentionne cette douloureuse situation, "l'insidieuse confusion" de certains discours, et le dévoiement du dialogue islamo-chrétien. Lire le texte complet sur:
http://www.notredamedekabylie.net/Objectifs/tabid/54/articleType/ArticleView/articleId/69/Default.aspx

et le témoignage
http://www.notredamedekabylie.net/Autresrubriques/T%C3%A9moignages/tabid/57/articleType/ArticleView/articleId/65/Tmoignage-de-MohammedChristophe.aspx

Le 11 octobre 2007, marque une nouvelle phase du dialogue. A cette date 138 leaders musulmans ont publié une lettre ouverte au pape Benoît XVI et aux responsables de différentes confessions chrétiennes. Cette lettre, qui invite les deux religions à regarder ce qu’elles ont en commun, est publiée en plusieurs langues sur un site "A common word" (Une parole en commun) créé pour la circonstance:

http://www.acommonword.com/index.php?lang=en&page=option1

En particulier la lettre dit que la paix dans le monde dépend de la coexistence entre les chrétiens et les musulmans, qui représentent ensemble 55% de l’humanité, et voit l'amour de Dieu et l'amour du prochain, valeurs partagées par le Christianisme et l'Islam, comme base de cette coexistence.

Réponses à la lettre des 138 leaders musulmans

L'ensemble des réponses chrétiennes est publié sur le site "A common word". Ces réponses s'accordent à voir dans la démarche des 138 un signe encourageant certain, car marqué par un large consensus des responsables musulmans signataires, et reflétant un climat inhabituel de respect, condition nécessaire pour la mise en place d’un dialogue. Plus particulièrement du côté catholique, les réactions sont positives. La réponse du Père jésuite égyptien Samir KHALIL Samir, l'un des experts de l’Islam les plus connus, et l'avocat passionné des chrétiens vivant dans les pays à majorité musulmane, se différencie en ce sens qu'elle apparaît comme une analyse plus fine, et plus développée, comparativement aux autres réponses catholiques, d'ailleurs beaucoup moins nombreuses que celles émanant des autres confessions chrétiennes. Elle est donnée dans

http://www.acommonword.com/index.php?page=responses&item=14

L'originalité de cette réponse réside en effet dans le fait que, dès le début, elle montre la nécessité d'une certaine prudence dans la façon d'aborder et de mener le dialogue, avec cette phrase "Il y a aussi une part d'ambiguïté, et de difficulté" (dans la lettre des 138). La conclusion reprend ce point, quand le Père Samir mentionne qu'une question importante reste en suspens:"Quel poids aura la lettre dans le monde musulman, quand on sait que des prêtres continuent à être enlevés, les apostats persécutés, et les chrétiens opprimés?" Avec le souhait que la prochaine étape aborde les problèmes plus délicats de la liberté religieuse, de la valeur absolue de la vie humaine, des rapports entre la religion et la société, etc....

Dans un cadre différent de celui du "A common word", Mgr Mamberti à l’ONU ( http://www.zenit.org/article-16365?l=french ) avait été encore plus précis en disant "Pas de paix sans liberté religieuse". Dans une conférence à la Santa Croce le 10 janvier 2008, à propos du dialogue entre les religions et les cultures, il mentionne une condition nécessaire au dialogue en disant: "Il est possible seulement si l'on ne renonce pas à la vérité", la vérité concernant les deux interlocuteurs. De son côté Benoît XVI dans Zénith en anglais: ( http://www.zenit.org/article-20565?l=english ) va dans le même sens en affirmant clairement que "l'exercice de la liberté religieuse implique le droit de changer de religion, ce qui doit être garanti non seulement par la loi, mais aussi dans la pratique courante" (ce qui par exemple n'est pas le cas de l'Egypte).

Or une telle prudence est absente de la plus grande part des réponses chrétiennes, qui ne mentionnent aucunement ce que le discours des 138 devrait impliquer: l'abolition de la dhimmitude et la renonciation à la condamnation des apostats en terre d'islam. C'est le cas en particulier de la réponse de l’Institut Pontifical d'Etudes Arabes et Islamiques [1] (le PISAI, institut sans dépendance directe du Vatican, fondé par les Pères Blancs (qui se sont toujours présentés comme spécialistes du dialogue islamo-chrétien):

http://www.acommonword.com/index.php?page=responses&item=27

Il faut en effet noter que les Pères Blancs sont majoritairement acquis au refus d'évangélisation des musulmans pour des raisons liées aux nécessités d'un dialogue islamo-chrétien sans aucune condition [2]. Notons aussi au passage que, parmi les signataires de la lettre des 138, Aref Ali Nayed, a justement enseigné au PISAI.

De son côté le Cardinal Angelo Scola, Patriarche de Venise, considère cette lettre comme un document réaliste, encourageant, et veut voir "entre les lignes une condamnation du terrorisme" (On the other hand, one notes between the lines a condemnation of terrorism  http://www.acommonword.com/index.php?page=responses&item=24 ). Mais est-ce que le terrorisme doit être seulement condamné entre les lignes? Le 24 avril 2004, en inaugurant à Venise le Studium Marcianum (institution culturelle), le Patriarche de Venise disait "construisons des ponts vers l’islam et défendons-nous contre ceux qui abusent de son nom".

Il va beaucoup plus loin lors de son entretien avec Henri Tincq (Le Monde du 20 mars 2005), traitant des rapports entre christianisme et islam, et paru sous le titre “Le métissage entre chrétienté et islam n’est pas une idée naïve”. Ainsi lorsque l’interviewer lui parle des communautés chrétiennes du Proche Orient, qui paraissent critiques vis-à-vis de l’islam, la réponse est: c’est à l'Eglise de “trouver des instruments d’éducation pour les communautés chrétiennes qui vivent avec les musulmans ”. A la remarque de Tincq essayant de montrer que c’est l’islam qui devrait bénéficier en priorité de ces instruments d’éducation, il répond que dans le dialogue à égalité qu’il projette, il n’entend pas “exiger à tout prix la réciprocité”.

Devant un tel aveuglement, la question de la sincérité des 138 se pose donc encore plus intensément. Bien sûr une telle ouverture ne doit pas être laissée sans suite, mais en sachant qu'elle ne peut être basée que sur une connaissance approfondie de l'interlocuteur et de ses objectifs. Ceci si l'on souhaite la liberté religieuse, et la défense des droits des minorités chrétiennes dans les pays musulmans.

Quelques éléments de connaissance de l'interlocuteur et de ses objectifs.

- (1) La dissimulation, traduction de taqqya (s’écrit aussi takia) est la règle dans les relations avec les infidèles, plus particulièrement en dar al harb ("la maison (ou terre) de la guerre"), i.e. là où la loi de l'islam ne s'applique pas). Elle devient un devoir, une ferme recommandation, pour les croyants en situation de minorité. Donc dans cette lettre des musulmans, qui exalte comme valeurs communes l'amour de Dieu et du prochain, il ne serait pas étonnant qu’un musulman mente par omission ou par action, falsifie et dissimule. Cette pratique, au début propre aux chiites en cas de persécutions (Sourate 16, verset 106 et sourate 3, verset 28), s'est étendue aux sunnites (même si certains y voient de l'hypocrisie) chaque fois que le mensonge est utile à l’Islam. A ce titre les musulmans citent souvent les versets coraniques prônant la tolérance, sans dire que ce sont des mansukhs (abrogés)  afin de faire passer l’islam pour une religion de paix et d’amour [3].

D'où la question naturelle: cette lettre fait-elle partie d'une stratégie globale, dont le but est de flatter les chrétiens et les rassurer devant les crimes de l’idéologie islamique?

- (2) La déclaration universelle des droits de l'homme, faite le 10 décembre 1948, n'a pas été signée par les états musulmans. Elle a été remplacée par La Déclaration des droits de l’Homme en Islam, adoptée au Caire le 5 août 1990 par l'Organisation de la conférence islamique, qui est une volonté de relecture des Droits de l'Homme dans un cadre compatible avec la Charia. Cette relecture s'est notamment traduite par une forte imprégnation religieuse et une omission de certains droits présents dans la déclaration originale, comme la liberté de choisir et de changer de religion.

Lorsque le ministre de l'Intérieur Chevènement , pour organiser le culte musulman, demanda une reconnaissance de la liberté religieuse, les musulmans, en particulier l'UOIF, refusèrent cette clause, et le ministre laïque s'est exécuté en retirant l'article sur le changement de religion (livre de François Jourdan "Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans", page 62) et 2-Interview/FJ.

- (3) Une source importante d'ambiguïtés réside dans le fait que les notions de "bien de l'humanité", et "paix" n'ont pas le même sens pour les interlocuteurs du dialogue. Pour l'Islam le bien de l'humanité est un monde "dar al islam" (la maison de l'Islam), où règne la loi de l'islam, la seule à pouvoir donner la paix au monde.

- (4) Les 138 signataires musulmans sont des professeurs réputés d'universités islamiques, les Cheiks les plus respectés, les leaders des communautés musulmanes européennes. Parmi les universités islamiques citons: Al-Azhar (Egypte), Dar al-imam al Nawawi (Jordanie), l'Académie des sciences islamiques de Téhéran (Iran), dont les enseignements n'ont pas éliminé le meurtre des apostats et le jihâd. L'identification de certains des signataires est aussi une source d'information.

- (a) Ainsi il est intéressant de remarquer que deux de ces signataires occupent (ou ont occupé) de hautes fonctions en Mauritanie, pays connu pour la persistance de l'esclavage, et dont l'article 306 de la Constitution condamne à mort les apostats, avec confiscation de tous leurs biens [4]. L'un d'eux a été Ministre de la Justice, puis des Affaires Religieuses, donc chargé de l'éventuelle application de cet article. Il s'agit de H.E. Prof. Dr. Allamah Shaykh Abd Allah bin Mahfuz bin Bayyah Professor, King Abdul Aziz University, Saudi Arabia; Former Minister of Justice, Former Minister of Education and Former Minister of Religious Affairs, Mauritania; Vice President of the International Union of Muslim Scholars; Founder and President of Global Center for Renewal and Guidance [5].

Le second est: Prof. Dr. Mohammed El-Mokhtar Ould Bah. President, Chinguitt Modern University, Mauritania

-(b) Parmi les signataires, on trouve aussi:

Mohamed Bechari, président de la Fédération Nationale des Musulmans de France (FNMF) General Secretary of the European Islamic Conference (EIC), Member of the International Fiqh Academy (organisation de la Ligue islamique mondiale liée au wahhabisme saoudien)

H.E. Shaykh Prof. Dr. Mustafa Cerić Grand Mufti and Head of Ulema of Bosnia and Herzegovina qui ne cache pas son projet d'édifier une société bosniaque régie par la charia. Dans le passé bras droit d'Izetbegovic (ancien leader islamiste de la Bosnie), il a créé les groupes islamistes armés responsables en mars 1992 de l’épuration de milliers de civils serbes. C'est lui aussi qui s'est attaqué aux musulmans modérés de Fikret Abdic (1992-1995), quand ceux-ci ont refusé le projet de société totalitaire de la "Déclaration islamique".

 

- (c) Les signatures des138 ont été ensuite complétées par d'autres, données dans:

http://www.acommonword.com/index.php?lang=en&page=new

ce qui les porte à 221 au 6 janvier 2008. Parmi elles ont note: le très controversé Tariq Ramadan, président de l’European Muslim Network à Bruxelles, Senior Research Fellow St Antony’s College (Oxford), neveu et disciple du fondateur des Frères Musulmans, foyer historique du fondamentalisme.

- (d) A ma connaissance les signataires musulmans n'ont pas condamné explicitement les innombrables violences anti-chrétiennes exercées par des musulmans, exception faite d'Aref Ali Nayed (Senior Advisor to the Cambridge Interfaith Program at the Faculty of Divinity in Cambridge, UK). En effet en réponse au message de l’Eglise de Rome (Cardinal Tauran) pour la fin du Ramadan
(http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/interelg/documents/rc_pc_interelg_doc_20070928_ramadan2007_fr.html
),

Aref Ali Nayed reconnaît que "le véritable enseignement" du Coran a été brouillé par "une décadence et une stagnation interne" du monde musulman, ce qui a conduit à "l’avènement de déformations de l’islam légalistes, ultra-politisées et spirituellement vides". Parmi ces déformations, le déchaînement actuel du terrorisme au nom de la religion, que "chacun d’entre nous a le devoir théologique et moral de condamner et répudier". En outre Aref Ali Nayed revendique le respect total de la liberté religieuse et de la liberté de conscience: une liberté qu’il définit comme un "ordre divin". L'intégralité de cette réponse est donnée sur le site:
http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/173961?fr=y

- (5) La lettre des 138 fait référence à huit hadiths (paroles de Muhammad) modérés tirés de al-Jaami al-Sahih (en arabe: الجامع الصحيح, le recueil authentique, Sahih = authentique) réunis par l'Iman Muhammad ibn Ismail al-Bukhari (810-870), et plus communément appelé Sahih al-Bukhari (en arabe: صحيح البخاري). Il s'agit de l'un des six livres majeurs sunnites (recueil de 2 602 hadiths, 9 082 avec les répétitions). Cependant il faut savoir que ce livre n'est pas aussi modéré que le suggère la lecture des huit références données par les 138. Il contient en effet un grand nombre d'appels explicites visant au meurtre des apostats et au jihâd offensif, tels que:

"J’ai entendu le prophète dire, “à la fin des temps, apparaîtront de jeunes gens aux idées folles. Ils parleront bien, mais ils sortiront de l’islam comme une flèche sort de son jeu, leur foi ne dépassera pas leur gorge. Ainsi, partout où vous les trouvez, tuez les, il y’aura une récompense pour ceux qui les tueront au jour de la résurrection. " Sahih al-Bukhari Volume 6, livre 61, Numéro 577.

"Celui qui abandonne sa religion islamique, tuez-le." (Sahih al-Bukhari Volume 4, Livre 52, Numéro 260)

"Si on vous ordonne de sortir faire le Jihâd, exécutez donc l’ordre." Sahih al-Bukhari dans le chapitre de la compensation pour avoir chassé pendant le pèlerinage (1834).

Comme le mentionne le site "Observatoire de l'islamisation" ( http://www.islamisation.fr/ ) ce livre mentionne le jihâd plus de deux cents fois dans le sens de lutte armée. Les premières places du paradis vont aux djihadistes : "II y a au Paradis cent degrés que Dieu a préparés à ceux qui combattent à Son service. Entre l'un de ces degrés et l'autre se trouve la distance qui sépare le ciel de la terre" selon le même Sahîh al-Bukhâri.

- (6) Il faut voir que de nos jours le prosélytisme musulman est très actif et dispose de moyens financiers considérables. A ce sujet citons un site "tablîgh" (en français, anglais et arabe) [6], dont le but est la propagation de l'islam, avec un titre conçu pour séduire les chrétiens:http://www.aimer-jesus.com/

Le témoignage de prêtres qui ont succombé à cette propagande est bien triste. Ce site est malheureusement assez bien réalisé. L'évangile de Barnabé (un faux du XVIème siècle qui annonce la venue de Mahomet, considéré par les musulmans comme le seul évangile non falsifié) y est proposé. Kadhafi, dans un discours qui prophétise une Europe musulmane à court terme, s'en est fait le thuriféraire, dans:
http://www.dailymotion.com/video/x3fca_2006-04-10-discours-de-gagadhafi_news

Notons que le site tablîgh "aimer-jesus.com" a une contrepartie avec:
http://facealislam.free.fr/ site protestant, qui se veut une réponse point par point aux accusations portées contre le christianisme. Les arguments de ce site (très bien réalisé) sont établis sur des bases solides, et sont convaincants (lire ce qui concerne l'évangile de Barnabé).

Au sujet des musulmans qui abandonnent l'Islam, le site d'Ali Sina
http://www.faithfreedom.org/french.htm
fournit aussi de remarquables réponses à la propagande islamique, dont l'article "Pourquoi j'ai quitté l'islamhttp://www.faithfreedom.org/French/sina50428.htm.

Conclusion

Les 138 signataires de la lettre aux responsables des différentes confessions chrétiennes deviendront réellement crédibles si leur discours est suivi d'une adhésion claire à la liberté religieuse (abolition des lois sur l'apostasie), d'une condamnation explicite du terrorisme, ainsi que des exactions et du statut humiliant (dhimmitude) dont sont victimes les chrétiens en terre d'islam. C'est le souhait formulé par le Père Samir Khalil dans sa conclusion, quand il parle de la prochaine étape du dialogue.

Sous une forme encore plus directe, c'est aussi ce que souhaite un intellectuel musulman Abdelwahab Meddeb, auteur de "La maladie de l’islam" (Paris, Seuil, 2002, coll. "La couleur des idées"), qui a mis en relief la nécessité d'un débat et d'une analyse des textes violents de l'Islam. En effet, dans un entretien avec Chiara Penzo,
http://www.eurotopics.net/fr/presseschau/archiv/aehnliche/archiv_article/ARTICLE7063-Abdelwahab-Meddeb-et-les-regrets-de-Benoit-XVI
il estime même que le pape aurait dû "s'abstenir de regretter" la controverse suscitée par son discours à l’université de Ratisbonne (12/09/2006): "Le monde musulman a raté une très belle occasion de se remettre en question. Dans son discours de Ratisbonne, le pape a touché du doigt les germes de ce que j'appelle dans mes ouvrages 'la maladie de l'islam', qui est aussi la base de l'islamisme. La question de la violence dans l'islam est une réalité. Quand le pape a évoqué le rapport très étroit de cette religion avec la violence, il a dit la vérité, même s'il ne faut pas séparer l'islam de la raison. J'aurais souhaité qu'un imam ouvert et éclairé se saisisse de son discours pour ouvrir le débat, en reconnaissant que Benoît XVI avait en partie raison. Car il n'y a pas une seule et unique doctrine islamique, mais des textes qui méritent un débat et une analyse. Le monde musulman aurait besoin de se confronter à une effervescence intellectuelle."

 

**** Plusieurs mises à jour de ce texte figurent immédiatement après les notes ci-dessous sous forme d'addenda ****

 

 Notes

[1] Cet institut a été créé en Tunisie par les Pères Blancs en 1926, transformé le 19 avril 1960 en Institut pontifical d’études orientales, puis, lors de son transfert à Rome en 1964, en Institut pontifical pour les études arabes, connu par ses initiales italiennes le PISAI, lieu d’études universitaires connu internationalement. Sa vocation est le dialogue inter-religieux en permettant de mieux connaître la culture et la foi du monde musulman. Cet objectif est bien sûr éminemment respectable. Le problème est que ce dialogue, sans exigence de réciprocité, s'est maintenant dévoyé.

Il faut aussi signaler que Islamochristiana [le bulletin du Pisai], n° 26, 2006 (Rome, p.324-3, parution 2007), a publié une critique négative des deux tomes du "Le messie et son prophète" du Père Gallez. Le texte de Islamochristiana et la réponse du Père Gallez sont données dans:

http://www.lemessieetsonprophete.com/annexes/vingt.htm

Cet extrait de la réponse du Père Gallez a l'intérêt d'illustrer un aspect de la conception du dialogue accepté par le PISAI: "Pour ce qui est des questions islamiques, cette recension a le mérite de montrer le rejet que, dans certains milieux, rencontre toute approche des événements autre que celle “que propose l’orthodoxie musulmane”. Les postulats de l’exégèse dominante ne sont pas étrangers à cette attitude : si toute croyance est basée sur un récit historiquement invérifiable, la seule attitude sensée paraît être de laisser à chacun son propre « récit ». Ces récits ne sont-ils pas tous logiques, en particulier celui de l’islam, où même les invraisemblances les plus énormes s’intègrent parfaitement dans une implacable logique formelle ? Celle-ci est capable de séduire beaucoup “d’interprètes”, n’en doutons pas. Dès lors, une interprétation autre que celle de la dictée du Coran par l’ange Gabriel à l’oreille de Muhammad devient intolérable. Pour ce qui est de l’étude, peu importe le nombre de versets coraniques mentionnés qui renvoient manifestement à une réalité historique (l’étude en mentionne près de cinq cents dont beaucoup sont analysés de manière fouillée). Elle est un “piège”. Il faut s’interdire d’envisager un scénario rationnel, cohérent et inséré dans l’histoire humaine. À ce prix, les spécialistes du « dialogue » nous promettent des lendemains qui chantent."

[2]. Un exemple de ce refus d'évangélisation est donné par le témoignage de Sr Trees d'Heygere après celui de Sr Marie-Renée Wyseur, au colloque du 7et 8 /12/02 à la rue Friant, Organisé par les Pères Blancs et Soeurs Blanches "L'EVOLUTION DU DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN EN ALGERIE" où on trouve ce texte surprenant: "Il est aussi évident qu'il fut un temps où la fin de l'Evangile de Matthieu: " De toutes les nations , faites des disciples, et baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit " fut prise à la lettre. Ceci ne nous a pas aidés au respect et à l'ouverture à la religion de l'autre. Pour ma part, je peux ignorer cette citation de Matthieu, la laisser de côté; je peux aussi me poser la question: " Mais qu'est-ce que cela veut dire? " Il me semble qu'à aucun moment la révélation du Père par Jésus-Christ n'est allée de pair avec une conquête. Le Dieu Père que Jésus est venu nous révéler n'a rien de conquérant, c'est le Père de l'enfant prodigue, c'est le Père qui accepte que son Fils meure sur une croix. Il n'y a aucune preuve de force, aucune contrainte." ( http://soeurs-blanches.cef.fr/dheyre.htm ). Curieuse façon de voir l'évangélisation?

[3] Le Coran contient un certain nombre de versets contradictoires. Cette difficulté est résolue par les exégètes et théologiens musulmans, avec le système des versets "abrogés" (nansukh) et "abrogeant" (nasikh). La règle est alors "Quand deux versets se contredisent, le verset révélé en dernier abroge (supprime) le verset révélé en premier". Ce principe est contenu dans le Coran même:

Sourate 16 ("Les abeilles", la 70ème révélée), verset 101: "Quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il fait descendre – ils disent: «Tu n’es qu’un menteur. » Mais la plupart d’entre eux ne savent pas"

Sourate 2 ("La vache", 87ème révélée), verset 106: "Si Nous abrogeons un verset ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur ou un semblable. Ne sait-tu pas qu’Allah est omnipotent?"

Ainsi les versets qui prêchent l’indulgence ou la tolérance (les premiers dans l'ordre chronologique: période mecquoise), sont abrogés par ceux qui prônent la violence sacrée contre les infidèles, les chrétiens ("associateurs" mouchrikoun), et les juifs (période médinoise). Les premiers (période mecquoise) se limitent à la colère divine contre ceux qui n'acceptent pas le Coran, et sont regardés par une minorité de théologiens comme les seuls réellement inspirés. A ce sujet il est intéressant de noter que l'analyse critique du Coran, en particulier l'inversion du choix "abrogés-abrogeant", est une demande de trop rares (mais c'est risqué) penseurs musulmans courageux contemporains. 

Le Père copte égyptien Zakaria Boutros (http://www.fatherzakaria.net/ ) a consacré un livre "Abrogation"à ce sujet, téléchargeable avec le n° 11 de "Books about Islam". Un résumé est donné dans "Questions About Faith" avec le n° 20 ("The abrogation in the Quran"), où il dit que les 124 versets du Coran, incitant à la paix et au pardon, sont abrogés par deux versets de la Sourate 9 "Le repentir"At-Taubah):

Verset 5: "Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs (i.e. les chrétiens qui associent à Dieu deux autres divinités) où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux."

Verset 29: "Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité (i.e. l'Islam), parmi ceux qui ont reçu le Livre (i.e. les juifs et les chrétiens), jusqu'à ce qu'ils versent le tribut par leurs propres mains, avec une soumission volontaire, après s'être humiliés."

[4] Article 306 de la Constitution de Mauritanie: "Chaque Musulman coupable du crime d'apostasie, soit par mot ou par action, sera invité à se repentir sur une période de trois jours. S'il ne se repent pas dans cette limite du temps, il sera condamné à mort comme un apostat et sa propriété sera confisquée par la Trésorerie."

[5] Le "Global Center for Renewal and Guidance", fondé et présidé par le premier signataire mauritanien est un organisme chargé de présenter une image positive de l'islam en occident. Le site "Islamopedia" ( http://drjash.wordpress.com/2007/08/16/event-launch-of-the-global

-centre-for-renewal-and-guidance-with-shaykh-bin-bayyah-and-others/  annonçait son inauguration à Londres le 26 août 2007. Le jour où je l'ai consulté (26/10/07) la rubrique "Hadith of the day" (colonne de droite) donnait le hadith suivant:

"Abu ‘Abdu’r-Rahman ‘Abdullah ibn Mas’ud said: "I asked the Prophet, may Allah bless him and grant him peace, “Which action does Allah Almighty love the most?” He said, “The prayer in its time.” I said, “Then what?” He said, “Devotedness to parents.” I said, “Then what?” He said, "Jihad in the way of Allah." [Riyadh As-Salihin]. ( http://drjash.wordpress.com/2007/10/26/hadith-of-the-day-actions-allah-loves/). Les adeptes de la taqqya diront bien sûr qu'il s'agit du "petit jihad"

[6] Le Tablîgh. Fondé en 1927, en Inde, par Muhammad Ilyas, un érudit musulman, le Jama'at al-tablîgh est une association cosmopolite dirigée aujourd'hui par des Arabes. Elle se fixe pour objectif de ramener à une pratique stricte de l'islam les musulmans égarés : "l'islam va s'étendre où s'étendent le jour et la nuit, et Dieu ne va pas quitter une maison sans que cette religion n'y entre."

Pacifique et apolitique, ce courant prêcheur s'appuie sur des groupes de missionnaires de nationalités différentes pour faire du porte-à-porte (la al-jawla, la « tournée ») et répandre les idées du tablîgh (la « proclamation »). Les principes en sont fort simples : la profession de foi, la prière, la connaissance de Dieu, l'intention sincère et le respect du musulman. Des voyages de plusieurs jours à plusieurs semaines (khoulouj) sont aussi organisés dans le but de répandre la religion musulmane.

 

Addenda 1 (publié le 29 mai 2008)

 

Le Père François Jourdan a publié en janvier un livre "Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans, Des repères pour comprendre", qui a été l'objet de recensions négatives dans "La Croix" du7 février 2008 (page 13) et sur le site du "Groupe de recherches islamo-chrétien" (GRIC) http://www.gric.asso.fr/spip.php?article160.

Dans cet ouvrage le Père Jourdan, à la fois théologien et islamologue, montre les ambiguïtés, l'absence de consistance du dialogue islamo-chrétien mené actuellement, et les difficultés qui en résultent. Or sans clarté ce dialogue ne peut être que stérile, et aller contre ce que demande l'Eglise. Le paragraphe "Raison d'être de l'association" de la rubrique "Objectifs" de ce site
http://www.notredamedekabylie.net/Autresrubriques/Objectifs/tabid/54/articleType/ArticleView/articleId/69/Default.aspx
montre l'un de ses effets pervers. Afin que ce dialogue devienne authentique, c'est-à-dire en vérité, cet auteur demande que les questions doctrinales soient abordées, seule voie pour la compréhension de la cohérence interne de l'autre, et pour sortir de cette confusion actuelle autoentretenue. Il faut se dégager de l'affectif pour aborder un travail au niveau que cette entreprise exige.

Le Père François Jourdan répond aux questions de Notre-Dame de Kabylie sur:

1-Interview/FJ. et 2-Interview/FJ.

Dans le cadre des questions doctrinales, l'expérience du Père copte égyptien Zakaria Boutros, qui a les connaissances d'un théologien musulman, peut être très utile aux personnes engagées dans le dialogue interreligieux. La rubrique "Réponses chrétiennes aux objections musulmanes"
http://www.notredamedekabylie.net/Autresrubriques/R%C3%A9ponseschr%C3%A9tiennesauxobjectionsmusulmanes/tabid/81/Default.aspx
de ce site,
consacrée aux textes de ce prêtre, fournit les éléments de base pouvant faciliter le travail de ces personnes.

Addenda 2 (publié le 5 juin 2008)

Dans le contexte de la répression anti-chrétienne en Algérie, le Père Christian Delorme, prêtre du diocèse de Lyon, engagé de longue date dans le dialogue islamo-chrétien, nous donne une nouvelle image édifiante des dérives de ce dialogue. Ainsi dans l'article du journal "Le Monde" (03/06/08) "Non, l'Algérie n'est pas antichrétienne", il écrit:

- "Mais ce que disent le pouvoir algérien et une partie notable de la population est également à entendre. Ce qui fait fondamentalement l'unité de l'Algérie, en effet, c'est son islamité. Là demeure l'identité profonde de son peuple. L'existence de chrétiens européens, même naturalisés algériens, ne représentait pas une menace contre cette unité et cette identité. Il n'en va plus de même quand des Algériens issus de familles musulmanes deviennent chrétiens."

- "Dans cette situation, l'urgence se fait sentir d'une réflexion sereine sur la légitimité, ou non, du prosélytisme chrétien en terre d'islam. Car si l'on ne peut que défendre le droit de chaque individu à aller librement vers la foi de son choix, en revanche il peut paraître moins sûr que soient permises les tentatives de ramener à soi, par des techniques diverses, des hommes et des femmes appartenant à la foi musulmane. L'Evangile, certes, demande aux chrétiens d'annoncer le Christ, mais pas au prix du déchirement d'un peuple, pas au prix de l'engendrement de situations de violence." Voir le texte complet sur:

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/06/03/non-l-algerie-n-est-pas-antichretienne-par-christian-delorme_1053102_3232.html

Addenda 3 (publié le 29 août 2008)

 

Sachant que le Coran est l'ouvrage le plus influent au monde sur le plan politique, et la première source du droit musulman et arabe, sa lecture est nécessaire pour les personnes engagées dans le dialogue islamo-chrétien. Pour ces personnes la nouvelle édition et traduction du Coran due à Sami Aldeeb (cf.

http://www.sami-aldeeb.com/files/article/282/Arabic_Coran_preface_et_introduction.pdf )

présente les avantages suivants:

- Elle produit la version arabe du Coran par ordre chronologique.

- Elle essaie d'être fidèle au texte arabe, autant que possible, en donnant la même traduction pour chaque mot, grâce à une analyse informatique.

- Elle indique les variantes les plus importantes du Coran, les versets abrogés et ceux qui les abrogent.

- Elle renvoie aux écrits juifs et chrétiens, tant reconnus qu'apocryphes.

Sami Aldeeb est un chrétien arabe d'origine palestinienne et de nationalité suisse, licencié et docteur en droit de l'Université de Fribourg, diplômé en sciences politiques de l'Institut universitaire de hautes études internationales de Genève, responsable du droit musulman et arabe à l'Institut suisse de droit comparé à Lausanne depuis 1980. Sur son site http://www.sami-aldeeb.com/ on peut télécharger gratuitement plus de 200 de ses livres et articles (environ 8000 pages) sur des sujets utiles pour les contacts avec les musulmans, tels que: droits de l'homme, circoncision, droit de famille, mariages mixtes, minorités religieuses, cimetières, art figuratif, dissimulation, index juridique du Coran, politique au Proche-Orient, etc

Addenda 4 ((publié le 9 octobre 2008)

Le lien http://www.notredamedekabylie.net/Dialogueislamochr%C3%A9tien/Chroniquedes%C3%A9v%C3%A8nementsdudialogue/tabid/83/articleType/ArticleView/articleId/359/Default.aspx reproduit un article de Sandro Magister, journaliste italien spécialiste renommé de l’information religieuse, sur la dernière assemblée plénière du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux. L’objectif de cette assemblée plénière était nouveau: il s’agissait d’élaborer des lignes directrices destinées à guider évêques, prêtres et fidèles dans leurs rapports avec les autres religions. Le samedi 7 juin, au terme de cette rencontre de trois jours, Benoît XVI a encouragé la publication des lignes directrices car, selon lui, “la forte prolifération de rencontres interreligieuses dans le monde actuel demande du discernement“. Le langage ecclésial a recours à ce dernier mot lorsqu’il s’agit de faire une analyse critique et des choix en conséquence.

Le site "Notre-Dame de Kabylie" reçoit un nombre croissant de courriels venant de musulmans animés par la volonté de prouver que le christianisme est une fausse religion, basée sur des textes falsifiés (omissions, additions), pleins de contradictions, d'omissions, de blasphèmes. C'est pourquoi "Notre-Dame de Kabylie" a présenté une réponse globale à nos contradicteurs

http://www.notredamedekabylie.net/Dialogueislamochr%C3%A9tien/R%C3%A9ponseschr%C3%A9tiennesauxobjectionsmusulmanes/tabid/81/articleType/ArticleView/articleId/358/Default.aspx

Ces interlocuteurs pourront trouver là les liens donnant accès à une réfutation des arguments classiques opposés à la foi chrétienne.

Addenda 5 (publié le 12 novembre 2008)

 

- (a) La veille du Forum islamo-catholique de Rome (4-6 novembre 2008), Notre-Dame de Kabylie a publié un "Appel pressant des chrétiens venus des pays musulmans ou y vivant" (pour faire bref "Appel des 144") http://www.notredamedekabylie.net/Autresrubriques/ExpressionAwal/tabid/63/articleType/ArticleView/articleId/369/APPEL-des-CHRETIENS-du-monde-MUSULMAN.aspx.

 

Dès sa publication, cet appel a été transmis aux sites de la presse française: AFP, "Figaro", "Le Monde", "La Croix". Aucun de ces médias ne l'a publié.


Ceci n'a pas été le cas du site catholique "AsiaNews.it", lié à l'Institut Pontifical des Missions Etrangères, qui l'a largement diffusé: 

 - en italien sur "Musulmani convertiti al cristianesimo chiedono libertà religiosa agli esperti radunati in Vaticano"

http://www.asianews.it/index.php?l=it&art=13673&theme=8&size=A

 - en anglais "Muslim converts to Christianity ask religious experts at Vatican meeting for religious freedom".

Ces deux textes ont amplifié la diffusion de l'Appel des 144, qui a pu être ainsi relayé par un très grand nombre d'autres sites étrangers, dont en anglais le site "A Common Word" des 138 leaders musulmans:

http://www.acommonword.com/en/a-common-word-in-the-news/14-general-news/71--muslim-converts-to-christianity-ask-religious-experts-at-vatican-meeting-for-religious-freedom.html

 

Dès le 5 novembre Notre-Dame de Kabylie, et pendant quatre jours, l'accès à  Notre-Dame de Kabylie a été quasiment impossible par suite d'une action extérieure malveillante, la publication de l'appel des 144 semblant gêner certains groupes.

 

Une analyse de la rencontre de Rome de novembre 2008, sur la base du contenu de l' "Appel pressant des chrétiens venus des pays musulmans ou y vivant", est donnée sur:

http://www.notredamedekabylie.net/Dialogueislamochrétien/Chroniquedesévènementsdudialogue/tabid/83/articleType/ArticleView/articleId/373/Le-seminaire-islamocatholique-de-Rome-et-lAppel-des-Chretiens-du-Monde-Musulman.aspx

 

 - (b) Le site du journal "Le Pélerin" a publié le témoignage intéressant d'un prêtre missionnaire "Père X" sur la difficulté de son travail en terre d'islam: http://www.pelerin.info/article/index.jsp?docId=2354959&rubId=9196

En liaison avec les dérives du dialogue mentionnées dans l'introduction, on peut retenir ce passage:

"«Vous nuisez au dialogue.» Cela m'a été dit par des autorités dans l'Eglise, qui m'accusent de mettre des gens en danger, de provoquer des divisions dans les familles. Un jour, le nonce apostolique m'a reproché mon prosélytisme. «Ce ne serait pas l'Esprit saint qui ferait du prosélytisme? ai-je répondu. Qui mène l'Eglise, sinon Lui? Si je ne porte pas la bonne nouvelle, ma mission de prêtre est inutile. Et si je refuse la confrontation avec les autorités musulmanes, en restant dans les limites qu'elles me fixent, que vaut le dialogue?»".

 

Commentaires
Par Anne-Marie Chaix le dimanche 13 janvier 2008 13:19
Bonjour Christian,

Merci pour cette excellente analyse très bien référencée.
Je suis entièrement d'accord avec vous que l'Eglise, depuis Nostra Aetate a presque complètement abaissé ses défenses contre l'Islam à tel point qu'on peut se demander s'il reste encore un spécialiste sérieux de la question dans la diplomatie du Vatican.

Surtout lorsque, ainsi que vous l'écrivez, lorsqu'on se réfère aux Père Blancs (PISAI) qui se sont toujours présentés comme spécialistes du dialogue islamo-chrétien. Cela fait extrêmement peur!

J'attirerai votre attention, en ce qui me concerne sur un point précis.
Le Vatican se situant en Italie, il se trouve que de plus en plus l'Islam italien est représenté par des Italiens d'origine convertis à l'Islam. Et notamment le premier d'entre eux: le prince Sergio Pallavicini est membre d'une très vieille famille italienne de souche, qui fut un pilier de la défense de l'Eglise en Italie.
Or ce prince est né musulman en 1965 d'un père italien et d'une mère japonaise.

Il n'en demeure pas moins qu'il est prince d'une grande famille italienne traditionnellement très catholique, et qu'il met le prestige de son nom au service de l'Islam dans l'Eglise et dans le monde.
Bien que soufi, il fait parti des trois émissaires accrédités par le roi de Jordanie (président des 138 personnalités musulmanes signataires) qui va organiser cette rencontre avec le Pape.

Ce fait confirme bien la méfiance qu'il faut apporter à la pratique de la taqqia (mensonge) vis-à-vis des infidèles du point de vue muslman, car il représente des sunnites et des chiites qui pourtant considèrent le soufisme comme hérétique.
Ce Yahya Sergio Yahe Pallavicinié fait également partie de "l'Institut des Hautes Etudes Islamiques", dont le siège est à Embrun en France, qui sous couvert de soufisme, a déjà converti de nombreuses personnes très influentes ou de grands noms en France par exemple. Notamment des nobles (connivences aristocrates).

Ce Yahya Sergio Yahe Pallavicini, a une influence grandissante. L'objectif de l'Institut des Hautes Etudes Islamiques dont il est membre (ainsi que le recteur de la Grande Mosquée de Paris: Dalil Boubaker), a pour objectif de faire reconnaître la France terre d'Islam!!!
J'ai bien connu le fondateur de l'Institut d'Embrun, décédé d'une façon mystérieuse à l'âge de 42 ans et je sais quels étaient ses desseins secrets qu'il partageait avec Boubaker et Pallavicini...

Vous avez donc bien raison d'attirer notre attention sur la le scepticisme avec lequel il faudrait que l'Eglise accueille cette lettre et ses 138 signataires.

Fraternellement en Jésus et Marie
Gentiloup


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